Marseille: une figure du narco banditisme marseillais condamnée à cinq ans de prison

© Maxsppp/Franz CHAVAROCHE
© Maxsppp/Franz CHAVAROCHE

Sabri Chorfia, 34 ans, a été condamné ce lundi à 5 ans de prison. Figure du narcobanditisme marseillais, le caïd était jugé pour le blanchiment d'un million d'euros provenant du trafic de stupéfiants.

Par Annie Vergnenegre

Sabri Chorfia, 34 ans, figure du narcobanditisme marseillais, a comparu avec 8 autres prévenus en octobre dernier devant le tribunal correctionnel de Marseille, pour avoir constitué son patrimoine immobilier de près de 2,5 millions d'euros avec l'argent du trafic de drogue. Ce lundi, le tribunal a rendu son jugement et condamné le Marseillais à 5 ans de prison. Une peine plus légère que les sept ans requis par le procureur. 

Des membre de sa famille condamnés


Le tribunal a également condamné à des peines allant de deux ans de prison dont un avec sursis à 18 mois de prison quatre autres prévenus qui sont des membres de la famille de Sabri Chorfia, des oncles et un cousin, considérés comme des prête-noms dans l’acquisition d’un bar et porteurs de parts dans les quatre sociétés familiales.

Déjà condamné à 19 ans de prison


Interpellé en février 2013, lors de la découverte de 17 kg de cocaïne dans une valise à l'aéroport de Toulouse, le jeune caïd marseillais était dans le collimateur de la justice pour plusieurs affaires. Alors en pleine ascension, Sabri Chorfia avait été condamné en 9 ans de prison comme chef d'une filière d'importation de cocaïne entre la République dominicaine et Marseille. Il avait écopé de 10 ans le mois suivant pour une autre affaire de trafic de drogue et de détention d'armes dans laquelle le rappeur Lacrim avait été condamné à troi sans de prison. 

Biens confisqués 


Dans cette affaire de blanchiment jugé ce lundi, le tribunal de Marseille a également prononcé la confiscation de nombreux biens immobiliers: deux appartements situés dans les Alpes-de-Haute Provence, trois maisons, un immeuble de quatre étages et cinq appartements. Achetés à bas prix dans des quartiers paupérisés de Marseille, les appartements avaient bénéficié de travaux de rénovation importants avant d'être mis en location. Le tribunal a prononcé la confiscation des loyers perçus et a enjoint aux actuels locataires de verser leur loyer à l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc). Un bar PMU, appartenant en sous-main à Sabri Chorfia selon l'accusation, a aussi été confisqué.

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