Marseille: Jacques Mariani, figure du banditisme corse, convoqué pour vol d'huiles essentielles

Jacques Mariani lors de son procès en appel à Aix-en-Provence en 2013. / © Maxppp/SPITERI Sophie
Jacques Mariani lors de son procès en appel à Aix-en-Provence en 2013. / © Maxppp/SPITERI Sophie

Jacques Mariani, figure du banditisme corse, incarcéré aux Baumettes de Marseille, est convoqué avec quatre autres personnes devant le tribunal correctionnel de Bastia pour une affaire de vol d'huiles essentielles.

Par Paul Géli avec AFP

Selon l'AFP, Jacques Mariani, figure du banditisme corse, incarcéré aux Baumettes de Marseille,
est convoqué pour vol d'huiles essentielles, avec quatre autres personnes. Il comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Bastia
le 15 janvier 2019.
Les cinq prévenus répondront aux accusations de "vol, recel de vol et tentative d'escroquerie s'agissant d'huiles
essentielles qui avaient été dérobées" à l'Occitane dont le siège est à Manosque.

300.000 euros d'huiles essentielles

Selon La Provence, qui a révélé l'affaire, le vol a eu lieu en 2016 et le préjudice est estimé à 300.000 euros. Jacques et Aurélie
Merlini, également convoquée, ont été placés en garde à vue mardi dans les locaux de la police judiciaire de Marseille.
 

Jacques et Aurélie Mariani, un lourd casier judiciaire

Aurélie Merlini, 33 ans, fille de l'ex-braqueur de la "Dream Team" Daniel Merlini, abattu en 2010, avait été condamnée à trois ans de prison par le tribunal correctionnel
de Lyon en avril 2016, avec des membres du milieu corso-marseillais, dans une affaire de cache d'armes. Le 29 octobre 2012 elle avait été victime d'une tentative de règlement de comptes à Peyrolles-en-Provence.

Jacques Mariani, 52 ans, considéré comme l'héritier du gang corse La Brise de Mer, a déjà purgé 35 ans de détention, dont sept à l'isolement. Il a été condamné à cinq ans de prison par la cour d'appel d'Aix-en-Provence en juillet 2018, pour subornation de témoin. Quatre ans de prison ont également été requis contre lui le 18 septembre dans
une affaire de corruption d'un surveillant de la prison où il était détenu. La cour d'appel d'Aix-en-Provence rendra sa décision sur ce point le 16 octobre. Il avait été placé sous surveillance électronique le 27 février 2017 à la Baule dans la perspective d'une libération conditionnelle un an plus tard. Mais, le 22 décembre, il a été mis en examen et écroué pour extorsion.
 

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