Marseille : pourquoi se méfier des chenilles processionnaires

Les chenilles des pins sont déjà de retour dans les calanques marseillaises. L'hiver est loin d'être terminé, mais les températures déjà douces ont fait sortir de leurs cocons les invertébrés. Rappelons que ces chenilles sont dangereuses pour la santé des humains mais aussi des chiens. 

Par Ghislaine Milliet

Elles affectionnent le pin, principal arbre de notre littoral. Les chenilles processionnaires sont de retour, bien avant l'heure... dans nos calanques marseillaises.
Les processionnaires migrent quatre fois durant l'hiver. Dès le 3e stade larvaire, des poils urticants microscopiques apparaissent. Mais c'est au dernier stade que leur partie dorsale est entièrement garnie de poils urticants. Il faut alors faire très attention. 
Rassemblées en plusieurs centaines de chenilles, elles forment dans les pins et les lisières des nids volumineux dont il faut se méfier. Car la chenille processionnaire pose des problèmes pour la santé humaine et celle d'autres animaux, comme le chien.

Les raisons de s'en méfier 

Lorsque la chenille est inquiétée ou excitée, elle libère ses poils urticants. Très légers, ils peuvent voyager avec le vent et atteindre des promeneurs bien au delà des arbres. Il faut donc faire attention aux balades par journées venteuses.
Les poils contiennent de la thaumétopoéine, une substance extrêmement urticante et allergisante pour l'humain. Elle provoque de vives démangeaisons, mais aussi des érythèmes prurigineux, accompagnés parfois d'atteintes oculaires ou pulmonaires.
Dans les cas les plus graves, les poils de la chenille processionnaire peuvent déclencher des oedèmes de Quincke ou des chocs anaphylactiques. 


Les symptômes en cas de contact ?


- En cas de contact avec les yeux
Une à quatre heures après le contact, une conjonctivite se développe, avec yeux rouges et larmoyants.

- En cas de contact avec la peau
Dans les huit heures apparaît une éruption accompagnée de fortes démangeaisons. Les poils urticants peuvent continuer à se disperser sur le corps, par la sueur, le grattage, les vêtements... Des parties de la peau couverte peuvent alors être atteintes.

- En cas de contact par inhalation 
Des poils urticants inhalés provoquent des éternuements et des maux de gorge. Cela peut aller jusqu'à des difficultés à déglutir, et même à respirer.

- En cas d'ingestion
Les muqueuses et les intestins s'enflamment. Cela provoque de l'hypersalivation, des vomissements et des douleurs abdominales.

A noter qu'un contact répété avec les chenilles processionnaires aggravent les symptômes. Dans tous les cas, il faut consulter un médecin.

- Danger pour les animaux
Les chiens et les chevaux sont particulièrement exposés. S'ils lèchent des chenilles vivantes ou mortes, leur museau risque d'en pâtir fortement :
ils se mettent à baver, la langue gonfle et présente des tuméfactions avec un durcissement assez inquiétant.
Il faut consulter immédiatement un vétérinaire, car sans soins, la langue peut virer au violet et se nécroser en partie.


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