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Marseille: Sept ans de prison requis contre une figure du narco banditisme marseillais

Le parquet de Marseille a requis sept ans de prison ce 25 octobre contre Sabri Chorfia, 34 ans, figure du narcobanditisme marseillais, jugé pour le blanchiment d'un million d'euros provenant du trafic de stupéfiants.
7 ans de prison requis contre une figure du narcobanditisme marseillais
7 ans de prison requis contre une figure du narcobanditisme marseillais © PHOTOPQR/LA PROVENCE
Condamné en 2016 à un total de 19 ans de prison pour une importation de cocaïne depuis la République Dominicaine et un trafic de drogue et d'armes dans la cité
phocéenne et détenu pour ces faits, ce Marseillais est aux yeux de l'accusation "l'instigateur d'un système de blanchiment bien imaginé, par lui et pour lui".

Selon le procureur Guillaume Katawandja,

"Il a blanchi un million d'euros, s'est constitué un patrimoine immobilier de près de 2,5 millions d'euros qui lui rapportait chaque mois 13.000 euros de loyers".


L'accusation a fait crédit à M. Chorfia d'"une intelligence importante car, avec ce process industrialisé qui a fonctionné de manière efficace, il s'est acheté une apparence d'honorabilité".

M. Katawandja a souligné l'ascension rapide de ce jeune homme, "une figure du narcobandistisme qui, à 30 ans, est déjà en cheville avec des trafiquants dominicains
et a fait le lien entre le néobanditisme de cité et le banditisme traditionnel corso-marseillais".

Un des moyens de blanchir l'argent de la drogue, pour M. Chorfia et certains membres de sa famille également poursuivis dans cette affaire, consistait à racheter des tickets de jeux à des gagnants, et à empocher l'argent du PMU ou de la Française des Jeux, a expliqué le procureur. Entre 2007 et 2012, Sabri Chorfia et trois membres de sa famille avaient gagné 71 fois au jeu pour plus de 317.000 euros.

Un total de dix-neuf biens immobiliers avait été acquis, "des acquisitions faites à un prix modeste, dans des quartiers très peu cotés, rarement au comptant mais via des prêts bancaires associés à des apports en numéraires, afin de ne pas attirer l'attention et de leur donner un caractère licite".

Le procureur a demandé la confiscation des biens qui avaient été saisis, soient un bar, trois immeubles, trois maisons individuelles, dix appartements et la totalité des loyers versés par les locataires des SCI en cause.

Les plaidoiries de la défense devraient se poursuivre jeudi. 
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