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Site antique de la Corderie à Marseille : la ministre de la Culture rencontre les riverains

La ministre de la culture est ce samedi en visite à Marseille. Elle a rencontré les défenseurs du site de la Corderie, mobilisés contre la construction d'un complexe immobilier qui menace les vestiges grecs. Mais Françoise Nyssen campe sur sa position.
La ministre de la Culture a rencontré les CIQ mais maintient le projet d'immeuble sur le site grec antique de Marseille.
La minsitre de la Culture était très attendue ce samedi à Marseille par les défenseurs des vestiges grecs de la Corderie. Joelle Gilles est la présidente du CIQ de Saint-Victor, toujours aussi déterminée à préserver l'ensemble du site. 
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CIQ Saint-Victor défend sur site de la Corderie
C'est en préfecture et non sur le site de la Corderie que la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a rencontre ce samedi matin les défenseurs des vestiges grecs menacés par un projet immobilier menés par Vinci.
Françoise Nyssen en préfecture de Marseille
Françoise Nyssen en préfecture de Marseille © F 3
A l'extéreur de la préfecture, les défenseurs du site ont déployé une banderole. Ils n'ont pas été invités à participer à la table ronde avec la ministre. A l'issue de la réunion, la ministre a pris la parole. Elle campe sur sa position, le projet Vinci va se poursuivre.

La position (de l'État) tient compte de la valeur scientifique qui est attribuée au lieu, sur ces 635 m2 qui préservent absolument la vision de ce site remarquable,
a justifié la ministre lors d'un point presse.

Les opposants au projet Vinci déploient une banderole devant de la préfecture de Marseille
Les opposants au projet Vinci déploient une banderole devant de la préfecture de Marseille © F 3
Auparavant, la ministre s'est rendue sur le site. 
Le dossier fait polémique depuis plusieurs mois et mobilise les riverains qui ont plusieurs manifesté pour stopper l'action des tractopelles.. Il y a quelques semaines, les opposants pensaient avoir remporté une première bataille quand la ministre avait annoncé le classement au titre des monuments historiques d'une partie du site. Mais il ne s'agit que 635m2, concernant la partie la plus spectaculaire des vestiges sur les 4000 m2 du complexe immobilier.

La ministre ne lâche rien


Face aux accusations de "collusion" entre les services de l'État et l'aménageur du site, la ministre s'est montré ferme : "le travail a été fait en toute indépendance", a-t-elle assuré.

On est dans un pays de droit, un permis de construire a été accordé, des recours ont été purgés. (...) La position du ministère de la Culture concerne les fouilles et la surface protégée,

a déclaré la ministre ce matin, soulignant que "la loi de décentralisation (...) prévoit que l'urbanisme est du ressort des collectivités locales".

"J'ai demandé à la ville et à l'aménageur de se concerter sur un cahier des charges qui mettrait en place des notions de visibilité, d'accessibilité et de transmission"
 pour ce site historique.

Déception pour les opposants. "Elle n'a absolument rien lâché", s'est désolé Guy Coja, du collectif Laisse Béton, évoquant "un trait totalement arbitraire" entre la partie conservée et celle qui ne le sera pas. "On ne nous pas expliqué pourquoi la parcelle qui était de l'autre côté n'était pas intéressante", a-t-il déploré.
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