Toys'R'Us: 200 à 250 licenciements envisagés en France

Les syndicats de Toys'R'Us France qui gère cinq magasins en Paca ont annoncé cette semaine entre 200 et 250 licenciements sur le territoire. Les salariés sont dans l'attente de la décision du tribunal de commerce d'Evry, qui doit examiner les offres le 3 octobre. 

Les cinq magasins Toys'R'Us de la région Paca seront-ils impactés par les licenciements prévus par le groupe?
Les cinq magasins Toys'R'Us de la région Paca seront-ils impactés par les licenciements prévus par le groupe? © SPEICH Frédéric/PHOTOPQR/LA PROVENCE
Les syndicats de Toys'R'Us France ont chiffré entre 200 et 250 le nombre de licenciements dans les magasins français dans le cadre de la filiale du géant américain de la distribution de jouets, placé en redressement judiciaire en juillet. Numéro un de la distribution de jouets en France, Toys'R'Us gère 53 magasins dans l'hexagone, dont 5 dans la région, à Nice, Marseille, Vitrolles, La Garde et Avignon. Le groupe avait annoncé mi-mars chercher un repreneur, après la mise en liquidation des 735 magasins de l'enseigne aux États-Unis.
 

Trois offres de reprise


Trois candidats à la reprise ont déposé une offre "globale" au tribunal de commerce d'Evry, qui doit examiner ces offres le 3 octobre. Il s'agit de Pierre Mestre (groupe Orchestra, spécialisé dans la vente d'articles de puériculture et de prêt-à-porter pour enfants); de Jellej Jouets, une société en cours de création qui sera contrôlée à 90% par Cyrus Capital, un des fonds créanciers des entités américaines du groupe Toys'R'Us; et enfin de la société Financière Immobilière Bordelaise, un fonds d'investissement spécialisé dans l'immobilier commercial.
 

Un plan social "indécent"


Sur les "1.167 salariés" de Toys'R'Us France, les licenciements "s'échelonneraient entre 200 et 250, en fonction des offres", indiquent les syndicats qui dénoncent un plan social "indécent", avec un budget "dérisoire" envisagé pour financer les mesures d'accompagnement (aide à la formation, mobilité géographique, aide à la création d'entreprise...) de "1.000 euros par salarié".



    
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
économie licenciement emploi