Les comptes de campagne de Roland BLUM ont été invalidés

Roland Blum
Roland Blum

La Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) a invalidé les comptes de campagne de Roland Blum (UMP) 3e adjoint au Maire de Marseille, délégué aux Finances, Budget, et chargé des relations avec le Grand Port Maritime de Marseille. L'élu conteste le motif du rejet.

Par Annie Vergnenegre

La Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) a invalidé les comptes de campagne de la tête de liste UMP-UDI aux municipales marseillaises de 2014, Roland Blum, 3e adjoint au maire de Marseille.

L'élu conteste le motif du rejet :

Je conteste le motif retenu par la commission. Je conteste totalement les faits et je m'en expliquerai devant le tribunal administratif",


a-t-il déclaré.

Selon la tête de liste des 11e et 12e arrondissements de Marseille, c'est sur la location de son local de campagne que la commission a motivé son rejet.
La permanence de M. Blum était en effet situé dans des locaux loués par la députée (UMP) des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer. Ces locaux, loués 1.750 euros par mois, comportent deux entrées et deux parties séparées, a-t-il expliqué, l'une pour le bureau parlementaire de la députée et l'autre habituellement utilisée comme local de permanence de l'UMP. M. Blum précise avoir conclu un bail de sous-location de 6 mois de la partie du local utilisée par le parti pour en faire sa permanence de campagne, pour un montant mensuel de 1.000 euros.
D'après l'élu, la commission considère que l'indemnité représentative de frais de mandat de Valérie Boyer, qu'elle utilise pour payer le loyer des locaux, a indûment servi à financer la campagne de M. Blum. C'est un "problème d'appréciation", estime ce dernier.

Je me suis contenté de louer la partie politique du local, bien séparé du local parlementaire",


souligne Roland Blum, niant qu'il puisse être question d'un dépassement de plafond de son compte de campagne. Le rejet des comptes de campagne implique un non-remboursement par l'État des dépenses du candidat et un risque d'inéligibilité pour une durée pouvant aller jusqu'à trois ans.

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