L'étudiant décédé à Marseille s'était installé à Nice et travaillait dans un restaurant monégasque

Selon Aujourd'hui en France paru ce matin, Jérémie Labrousse, l'étudiant agressé à Marseille vendredi et décédé hier des suites de ses blessures, avait quitté les Vosges pour s'installer à Nice. Il travaillait dans un restaurant, à Monaco. Il était parti passer le week-end chez des amis à Marseille.

Une trentaine de personnes se sont recueillies dimanche en fin d'après-midi sur les lieux de l'agression mortelle dont a été victime Jérémie, un étudiant de 22 ans poignardé vendredi soir dans le centre de Marseille.
Habitants du quartiers et étudiants de l'école de management Euromed, se sont rassemblés devant le snack-bar "le Français", boulevard d'Athènes (1er arrondissement).


C'est à l'intérieur de cet établissement que le jeune étudiant s'était réfugié après avoir été poignardé à la gorge et alors qu'il perdait beaucoup de sang. La patronne de ce bar de nuit, Leïla Amari, s'est dite "très touchée, très choquée".
Elle se souvient très bien de vendredi soir: le jeune garçon "était en danger, quand je l'ai vu, j'ai appelé les secours. Il y avait une cliente avec moi, elle s'appelle Aurore, on est sorties ensemble du bar".
"Elle avait une écharpe, je lui ai dit de faire compression avec, sur la plaie, et c'est ce qu'elle a fait", poursuit-elle. "A un moment, le gars est tombé. Elle s'est mis à califourchon, elle a continué la compression, je lui ai dit +parle-lui, parle-lui".
Lunettes noires, Aurore, une brune quadragénaire, arrive: elle ne "veut pas, ne peut pas parler" et s'éloigne des journalistes. Un peu à l'écart, quelques étudiants d'Euromed, très émus, font de même et refusent de parler à la presse.
Des sanglots dans la voix, Patrick Mennucci, le député-maire (PS) du secteur, à l'origine du rassemblement, affirme qu'il a souhaité ainsi "ne pas laisser partir ce garçon comme ça, mort devant ce bar", avant d'appeler à une minute de silence.

© Photo : Boris Horvat/AFP

Mme Amari lève alors le rideau de son établissement pour servir quelques verres aux personnes présentes, et un habitant du quartier, Frédéric, raconte pourquoi il est venu: "je me suis senti concerné car j'habite ici, je passe souvent devant ce bar pour aller à la gare, j'étais encore là hier avec ma femme".
"L'autorité n'est pas représentée dans ce quartier, on y voit tout la misère du monde qui débarque et rien ne fonctionne comme il faut", ajoute-t-il.
L'étudiant est mort dimanche matin des suites de ses blessures, probablement victime d'un marginal souffrant de troubles psychiatriques, qui été interpellé avant de faire "l'objet d'un placement sous contrainte en milieu médical", selon Jean-Jacques Fagni, procureur-adjoint de la République de Marseille.
Connu des services de police pour vols et violences, cet homme de 41 ans a un "profil qui pourrait correspondre à un auteur potentiel des faits", a précisé M. Fagni.

L'enquête se poursuit, autopsie aujourd'hui (parquet) :



L'enquête concernant la mort de Jérémie se poursuit avec la recherche de nouveaux témoins et l'autopsie de la victime, prévueaujourd'hui, a indiqué le parquet à l'AFP.
"Les policiers poursuivent l'enquête, à la recherche de témoins", a expliqué ce matin Jean-Jacques Fagni, procureur de Marseille.
Les enquêteurs espèrent en apprendre plus sur l'arme utilisée avec l'autopsie de la victime, prévueaujourd'hui. Ils attendent par ailleurs, en fin de semaine, le résultats des analyses menées sur les affaires du principal suspect, un marginal de 41 ans interpellé samedi soir dans un foyer du centre-ville.
L'état de l'individu, qui a fait l'objet d'un placement sous contrainte en milieu médical, a été jugé pour l'instant incompatible avec une garde à vue et même une simple audition par les policiers.
"Il est hospitalisé en milieu psychiatrique. Ca va dépendre de l'évolution de son état (...). C'est peut-être une question de jours, peut-être une question de semaines" avant qu'il puisse être interrogé, a souligné M. Fagni.
L'homme, connu des services de police pour vols et violences, souffrant de troubles psychiatriques, a un "profil qui pourrait correspondre à un auteur potentiel des faits", avait-il expliqué hier.
Le portable de la victime, qui avait disparu vendredi soir et dont les enquêteurs ont supposé un temps qu'il pouvait être à l'origine du meurtre, n'a pas encore été retrouvé.

Lire : L'Est Républicain : "MEURTRE DE L'ÉTUDIANT VOSGIEN POIGNARDÉ À MARSEILLE : LE PRINCIPAL SUSPECT ARRÊTÉ"

Lire Vosges Matin. fr : "DÉCÈS DE JÉRÉMIE : « CE SONT DES SAUVAGES"


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