Incendies près de Marseille: pas de risque accru d'éboulement ou de coulées de boue

Le préfet de région Stéphane Bouillon a affirmé ce mardi que les habitations des zones touchées par les importants incendies de Vitrolles/Rognac le 10 août dernier ne sont pas menacées par "un risque accru" d'éboulement ou de coulées de boue. 

Les habitations des zones touchées par les importants incendies de Vitrolles/Rognac le 10 août ne sont pas menacées par "un risque accru" d'éboulement ou de coulées de boue, a affirmé mardi le préfet de la région Paca, Stéphane Bouillon.

"Il n'y a pas de déstabilisation profonde de la roche" suite à l'incendie, a affirmé le préfet lors d'une conférence de presse. La probabilité de chutes de blocs de pierre depuis les falaises et les collines n'est "pas accrue par le feu", a-t-il ajouté.

1.500 maisons touchées, 30 détruites

L'incendie du 10 août, qui a ravagé plus de 3.000 hectares et touché 1.500 maisons dont 30 ont été détruites, a cependant endommagé certains dispositifs présents pour retenir les roches, qui ont été identifiés et seront réparés, a encore poursuivi le préfet. Concernant le risque de coulée de boue provoqué par les amas de cendres qui pourraient
être emportés en cas de fortes pluies, Stéphane Bouillon a assuré que seules "de petites coulées" pourraient survenir, qui pourraient "âbimer" les maisons mais pas les menacer.

L'Etat a confié à l'Office national des forêts (ONF) une étude sur les cinq bassins-versants concernés par les coulées de boue, afin de lancer les travaux nécessaires "dès
les prochaines semaines". 


Lutte contre le non-débroussaillage 

Le préfet a rappelé que les 30 habitations détruites par les flammes le 10 août étaient "entourées de broussailles", et engagera à l'automne, en lien avec les maires, "une campagne de lutte contre le non-débroussaillage".

Il faut faire en sorte que la loi soit appliquée partout, que les gens comprennent qu'ils prennent un risque non seulement pour eux mais pour leurs voisins",


a-t-il insisté. Il a ajouté que les propriétaires récalcitrants se verraient imposer un débroussaillage par les services de l'Etat, "à leurs frais"La vie ne reviendra que très lentement dans les zones incendiées, a averti Hervé Llamas de l'ONF, pour qui "la faune a complètement disparu, et les arbres ne repousseront que dans 3-4 ans au plus tôt".