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Marine Le Pen imagine des “zones humanitaires” pour les migrants dans leur pays

Marine Le Pen et Stéphane Ravier / © Photo AFP : Anne-Christine Poujoulat
Marine Le Pen et Stéphane Ravier / © Photo AFP : Anne-Christine Poujoulat

Ce samedi, 5 septembre,  à l'université d'été du FN à Marseille, la présidente du Front National propose pour l'organisation des migrants des "zones humanitaires" dans leur pays où ils "seraient en sécurité", après y avoir été ramenés

Par Marc Civallero avec AFP

Interrogée sur les migrants lors d'une rencontre avec les journalistes pendant les universités d'été Marine Le Pen a notamment déclaré :

 Il faut les ramener dans leur pays, quitte à organiser des zones humanitaires où ils sont en sécurité



Marine Le Pen s'est également exprimée sur la photo qui a fait le tour du monde d'un enfant migrant mort noyé, échoué sur une plage de Turquie, elle a expliqué qu'elle éprouvait de la "colère à l'égard de nos dirigeants". "C'est leur politique qui est responsable de ces morts. Chacun peut exprimer de la compassion, mais il faut régler le problème." Elle a dénoncé une "utilisation de ce drame de manière politicienne pour disqualifier la proposition qui consiste à dire Il ne faut pas accepter de clandestins sur notre territoire. C'est presque ignoble". 

Marine Le Pen, qui est candidate à la tête de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie aux élections de décembre, a été interrogée sur ce qu'elle ferait sur ce sujet si elle était élue présidente:

J'arrête de financer les associations organisatrices de cette immigration clandestine,  mais, on ne réglera pas le problème de l'immigration clandestine exclusivement au niveau régional.







Par ailleurs, interrogée sur le concept de "grand remplacement", utilisé par le sénateur-maire FN du VIIe secteur de Marseille Stéphane Ravier, qui consiste à dire que la population blanche et chrétienne de France serait peu à peu remplacée par une population originaire du Maghreb ou d'Afrique sub-saharienne et de religion musulmane, Marine Le Pen a vu une "utilisation confuse" dans ce terme, qui n'est "pas la même dans la bouche de chacun". "S'il s'agit de dire que c'est un plan concerté organisé par je ne sais quelle structure, je ne m'y associe pas. Mais s'il s'agit de dire qu'il y a des villes, des quartiers, des rues où la pression de l'immigration fait qu'elle en repousse les anciens habitants, c'est une réalité de fait", a assuré la présidente du FN, qui excluait jusque-là tout emploi de ce terme.

Le reportage de Pascal Faiseaux et d'alban Poitevin

Interviews : Stéphane Ravier Conseiller régional FN - Sénateur-maire 7ème secteur de Marseille, Marine Le Pen Présidente Front National, Marion Maréchal - Le Pen Députée FN 3ème circonscription de Vaucluse et Florian Philippot Vice-président du Front National

Universités d'été du Front National à Marseille

 

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