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En meeting à Marseille, Hamon charge violemment Macron

En meeting au Parc Chanot de Marseille, Benoît Hamon s'exprime très franchement. / © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
En meeting au Parc Chanot de Marseille, Benoît Hamon s'exprime très franchement. / © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

A Marseille, ce mardi, Benoît Hamon accuse Emmanuel Macron de manquer du "plus élémentaire sens de la justice sociale". Benoît Hamon le qualifie de "chimère" et lui reproche de porter un projet qui pourrait favoriser le Front national au lieu de lui faire barrage.

Par Nathalie Deumier

Alors que certains responsables du PS balancent, hésitent et tergiversent, Benoît Hamon, lui, a franchement attaqué le projet d'Emmanuel Macron. Ce mardi, au cours d'un meeting d'environ 2000 personnes à Marseille, Benoît Hamon a critiqué la réforme des retraites de son concurrent et son projet pour l'école. Le candidat du mouvement En marche! s'est fait copieusement critiqué.

Qui peut croire qu'aujourd'hui, réduire les dépenses publiques, diminuer le nombre de fonctionnaires, remettre en cause le système de retraire, remettre en cause le compte pénibilité, renvoyer le recrutement des écoles à la liberté des établissements, la remise en cause des rythmes scolaires, qui peut croire que ces solutions là, qui sont les solutions qui partout ailleurs en Europe ont précipité la montée des extrémismes, qui peut croire que c'est le bon projet pour battre le Front national ?", s'est interrogé Benoît Hamon.


"Qui peut croire que c'est le vote utile ? Pas utile aux enseignants, pas utile à celui qui a travaillé dur, pas utile à celle qui travaille dans un hôpital... (..) oui utile à qui ? Aux grands lobbys industriels, à celles et ceux qui veulent la suppression de l'ISF. Ce projet là, ça n'est pas le vote utile contre le Front national. C'est au contraire le projet qui en France comme ailleurs peut accélérer la montée en puissance du Front national", a-t-il fustigé.


Celles qui ont clairement choisi leur camp ont été saluées. Marisol Touraine, avec qui il n'y a "pas même une feuille de papier à cigarette" qui les sépare au sujet du compte pénibilité ; ou Ségolène Royal, dont Benoît Hamon a salué l'engagement écologique. Décrivant Emmanuel Macron comme une "chimère", il a invité son auditoire enthousiaste à faire le choix d'une "gauche qui s'assume", et déroulé quelques-une de ses propositions "pour une société bienveillante avec les seniors": augmentation de 10% du minimum vieillesse, augmentation de l'APA (Allocation personnalisée d'autonomie) à domicile de 30%, plan d'un milliard d'euros sur cinq ans pour augmenter la présence d'aide-soignantes dans les maisons de retraite...
S'il n'a pas voulu s'appesantir sur le cas de François Fillon, concédant une certaine "lassitude" face aux dernières révélations du Canard enchaîné, il a une nouvelle fois fustigé "l'indignité" d'un candidat qui s'en prend aux "institutions" républicaines qu'il est censé défendre.

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