L'OM déçoit une fois de plus

L'OM s'est laissé rejoindre sur un coup franc de Mohamed Larbi. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
L'OM s'est laissé rejoindre sur un coup franc de Mohamed Larbi. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

L'Olympique de Marseille a concédé à Ajaccio mercredi un quatrième 1-1 consécutif en Ligue 1 qui ne lui permet pas de sortir de la crise en match décalé de la 28e journée. L'OM est 11e,

Par AFP

Certains supporters ont trouvé ce match à l'image du terrain, déplorable. En se laissant rejoindre sur un coup franc curieux de Mohamed Larbi (84), l'OM a gâché la superbe ouverture du score de Rémy Cabella (79) en même temps que l'occasion de mettre un peu le nez hors de l'eau. Il aurait pu gagner, pour sa domination d'ensemble, mais rien ne semble tourner rond cette saison. L'OM n'a pas de marge, le moindre grain de sable, même mouillé, le détraque.

Le Gazélec n'a pas avancé non plus. Il n'a toujours pas gagné en 2016 et reste 18e à deux longueurs du maintien. Michel, critiqué, n'a pas fourni de réponse nette avec ce match embrouillé. Sans son "big boss" Lassana Diarra, touché à un genou, son équipe a patiné. L'OM est 11e, maintenant qu'il a comblé son match en retard, et n'a plus que la
Coupe de France pour rêver, avec une demi-finale à Sochaux (L2), le 20 avril. Et cela aurait pu être pire, sans un nouveau sauvetage de Steve Mandanda dans le temps
additionnel, devant Larbi (90+1). Déjà contre Toulouse dimanche il avait évité un camouflet plus cinglant encore pour l'OM.

L'enchaînement Cabella-Michy Batshuayi sur le premier but semblait pourtant de bon augure. Le dribble du Belge pour éviter trois joueurs et remiser le ballon, puis la roulette du buteur avant de marquer étaient magnifiques. Comme il l'avait fait contre Montpellier, son club formateur, Cabella n'a pas manifesté de joie excessive en marquant contre le club de son enfance. Mais un coup franc malin de Larbi, finalement touché par personne, a finalement trompé Mandanda pour l'égalisation.

Mandanda confirme 


Deux jolis gestes techniques méritoires pour un match repoussé par la pluie il y a dix jours et qui s'est joué sur un terrain encore bien poisseux. Cabella aurait pu obtenir plus tôt un penalty pour deux contacts litigieux sur la même action de Pablo Martinez et Filippi sur lui, mais l'arbitre Stéphane Lannoy, peu inspiré, a donné au natif d'Ajaccio un avertissement très sévère pour simulation (64).

L'OM s'est procuré les meilleures occasions de la première période, grâce à la vivacité de Georges-Kévin Nkoudou. Mais il a perdu à chaque fois son duel avec Clément Maury, après un crochet sur Rodéric Filippi (16) comme sur le décalage trouvé par Rémy Cabella (25). 

Le "Gaz" avait été dangereux déjà par Larbi, reprenant un bon centre de John Tshibumbu, mais Steve Mandanda a sauvé l'OM (41). Le capitaine, monté sur le pont la veille
en conférence de presse pour défendre Michel et apaiser la crise, a confirmé une nouvelle fois qu'il avait de l'aplomb sur le terrain comme en dehors. Mais il ne pouvait pas grand chose sur le but de Larbi.

Le gardien N.2 des Bleus a encore brillé en sortant du pied une frappe de Khalid Boutaïb (73). Devant, la paire d'avant-centres de l'OM, Steven Fletcher- Batshuayi, a manqué
beaucoup de contrôles et remises, mais difficile de les accabler sur une pelouse aussi détrempée. Et le Belge a été brillant sur l'ouverture du score. L'OM doit se contenter de ce genre d'accessit en cette saison frustrante. Vivement la demi-finale à Sochaux.

"Décévant " pour Cabella 

"C'est un résultat décevant car nous avions fait le plus dur en ouvrant le score et il ne restait que dix minutes de jeu. Il fallait fermer et au lieu de cela, on se fait piéger sur un ballon que personne ne parvient à toucher. C'est vrai  que Steve Mandanda a réalisé un gros match, mais je retiens que nous avons également eu des situations dangereuses que l'on a mal négociées. C'est le lot de notre saison, on sait que l'on doute et que l'on manque de réalisme. Je retiens aussi le pénalty non sifflé sur moi alors que j'ai réellement été déséquilibré. Au contraire, je reçois un carton jaune. Ce match est un peu à l'image de notre saison. Je n'ai pas célébré mon but car c'est vrai que c'était un match particulier, puisque je suis Ajaccien et j'ai joué en jeunes au Gazelec. J'ai donc un sentiment partagé sur mon but. J'espère, en tout cas, que le GFCA va se maintenir en Ligue 1".
Revoir les deux buts du match


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