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L'OM perd face à Monaco (1-0), et ne profite pas de la défaite parisienne

Battu par de solides monégasques (1-0), Marseille n'a pas réussi à profiter de la défaite de Paris à Guingamp pour creuser l'écart en tête de la Ligue 1, dimanche en clôture de la 18 ème journée. Revoir le but de Bernardo Silvia et les meilleurs moments du match.
L'OM pouvait être sacré Champion d'Automne en cas de victoire et renvoyer le PSG à quatre points. Mais les offensives marseillaises sont restées muettes face à la solide défense monégasque, et c'est au contraire le milieu de terrain de l'ASM Bernardo Silva qui a été le seul à trouver le chemin du but (67).
Monaco, qui grimpe à la 6e place grâce à ce 4e succès de rang (toutes compétitions confondues), a appliqué la recette qui lui a réussi en Ligue des champions: une défense en pleine confiance et un pressing très haut, qui prenait les Marseillais à la gorge. Notamment les organisateurs du jeu olympien, Giannelli Imbula et Dimitri Payet, qui devaient le plus souvent faire face à deux, voire trois vis-à-vis.
Abdennour, dans la foulée de son excellente prestation face au Zenit Saint-Petersbourg, s'est à nouveau montré dangereux sur coups de pieds arrêtés. Et surtout précieux dans sa surface, notamment face à André-Pierre Gignac, comme à la 41e où il se jetait pour l'empêcher d'armer sa frappe.

But Bernardo SILVA (67ème) / AS Monaco... par Ligue1-Officiel

Monaco plus tranchant 

Un pied, un genou, un dos, il y avait toujours un Monégasque (18, 41) pour repousser les assauts marseillais. A défaut, les hommes de Marcelo Bielsa ne parvenaient pas à attraper le cadre, à l'image d'une tête de Gignac (9), de Lemina (16) ou Fanni qui manquait complètement sa tête sur corner (43).
Les Monégasques, davantage tranchants, se montraient les plus dangereux devant, touchant notamment la transversale par Anthony Martial (10) ou s'en remettant à l'intenable belge Ferreira Carrasco, qui forçait Mandanda à une superbe parade en première mi-temps.
Le Belge semblait même capable de faire ce qu'il voulait dans la défense marseillaise, se promenant de gauche à droite, enchaînant débordements et passements de jambes...
Ou laissant intelligemment filer un centre d'Anthony Martial pour permettre à Bernardo Silva d'inscrire l'unique but du match (67).
Les Marseillais, battus dans l'envie, ont beaucoup souffert sous les assauts de l'attaque à trois de Monaco.
Et malgré les changements très offensifs effectués par Marcelo Bielsa (Michy Batshuayi pour André Ayew, 71, le tout jeune Boutobba pour Mario Lemina, 83), l'OM est resté muette, pour la 4e fois seulement cette saison.

AS Monaco - Olympique de Marseille (1-0... par Ligue1-Officiel
Marseille n'a donc plus gagné à l'extérieur depuis cinq matches, toutes compétitions confondues. Avant le déplacement à Louis-II, André-Pierre Gignac avait annoncé vouloir "assumer" les ambitions de l'OM.
Mais, même en ayant fait du Vélodrome une forteresse quasi-imprenable (une défaite cette saison), Marseille va devoir se remettre à gagner à l'extérieur pour espérer continuer à "embêter" le PSG. A Louis-II dimanche, la marche semblait encore un peu trop haute.

Déclarations de Marcelo Bielsa

Marcelo Bielsa (entraîneur de Marseille): "Durant la première mi-temps, on a pu donner de la continuité dans le jeu en allant de l'arrière vers l'avant. En 2e mi-temps, c'était pareil, jusqu'au 3/4 du terrain. Cela été facile.

On a eu des bons ballons pour attaquer. Ensuite, on a perdu la capacité à déstabiliser notre adversaire dans le dernier quart du terrain.


Les changements de rythme et la recherche de la profondeur nous ont manqués. En première mi-temps, on aurait aussi pu jouer plus en profondeur. Ce problème s'est d'ailleurs révélé après la pause. Pourtant, l'opposition d'aujourd'hui a été moins forte que celle contre
Paris et Lyon. C'était un match qu'on aurait pu gagner. Je ne suis pas énervé contre les joueurs.
La colère se produit quand il n'y a pas de volonté (dans l'attitude). Aujourd'hui, l'équipe a été moins bien.

On n'a pas eu de profondeur dans notre jeu. C'est un motif d'analyse et de recherche de solution. Mais pas un motif pour m'énerver.

Surtout que mon équipe a marqué beaucoup de buts cette saison.
C'était une opportunité pour faire une différence de quatre points (sur Paris). Le match s'est présenté de manière plus accessible que ce que nous attendions.

Jusqu'au but de notre adversaire, on maîtrisait le jeu, on a eu cinq ou six possibilités.
Les actions de notre adversaire étaient le fait d'erreurs ponctuelles.

Boutobba ? Il a très peu joué. C'est un joueur qui peut déséquilibrer l'adversaire par ses actions individuelles.


C'est pour cela que je l'ai fait entrer dans le couloir droit. C'est un joueur très jeune et le match était compliqué. Mais comme collectivement, on n'arrivait à déséquilibrer l'adversaire, je l'ai fait entrer."

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