Trafic de cocaïne démantelé à Marseille, un instituteur impliqué comme revendeur

Un instituteur a été interpellé dans le cadre du démantèlement d'un vaste trafic de cocaîne à Marseille. Il faisait partie des revendeurs. Le chef présumé du réseau est originaire du 13e arrondissement de Marseille, il s'approvisionnait en région parisienne et alimentait les alentours de Marseille.

Le procureur de la République Xavier Tarabeux lors de la conférence de presse.
Le procureur de la République Xavier Tarabeux lors de la conférence de presse. © F3 Jean-François Giorgetti
C'est une affaire atypique pour les enquêteurs marseillais. Seize personnes ont été interpellées depuis samedi dernier à Marseille dans le cadre du démantèlement d'un trafic de cocaïne instruit par un juge de la JIRS. Dix ont été présentées à un juge dont 9 sont écrouées et une placée sous mandat de dépôt. C'est le profil des mis en cause qui à de quoi surprendre, il détonne avec le mileiu traditionnel du banditisme marseillais. Parmi eux, figurent un commerçant, un marin de la Marine marchande et un instituteur qui étaient des consommateurs et des revendeurs de proximité.

De la drogue, des armes et un voilier 

Le chef présumé du réseau est un homme originaire du 13e arrondissement de la ville. Il s'approvisionnait en région parisienne et revendait sa marchandise, à Marseille et à Aix-en-Provence. Samedi , une mule a été interpellée à la gare Saint Charles avec 3 kilosà son arrivée de Paris.

Au total, les enquêteurs ont saisi lors des perquisitions dans des appartements et des box, 7,5 kilos de cocaïne (d'une valeur à la revente d'au moins 500.000 euros), 7,5 kilos de cannabis, plus de 200 000 euros en espèce, une compteuse à billets et neuf armes dont un pistolet mitrailleur, deux fusils à pope, un fusil à lunettes, et deux grenades. 50.000 euros ont été par ailleurs saisis sur des comptes bancaires, 600.000 euros en parts de SCI, ainsi qu'un voilier... 


10.000 euros par kilo

Le trafic écoulait 4 à 5 kilos de cocaïne par mois, pure à 80-90 %,  entre Paris et Marseille. Les profits des deux personnes les plus impliquées, qui n'ont jamais été condamnées par la justice, sont évalués à 10.000 euros par kilo. Les enquêteurs travaillent sur le démantèlement de ce vaste réseau, très bien structuré depuis des années. Un réseau qui surprend par son importance et sa logistique au regard du profil des mis en cause. Agés en moyenne d'une trentaine d'annés, ils ne semblent pas rattachés au grand banditisme marseillais, national ou international, certains sont sans emploi, d'autres exercent des professions stables. Aucun lien avec des règlements de comptes récents n'a pu être établi.




Poursuivre votre lecture sur ces sujets
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter