VIDEO. Attaque du Hamas contre Israël : "Priez pour nous", l'inquiétude d'une famille pour leurs proches restés sur place

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Témoignage d'une famille d'Orgon sans nouvelle de leurs proches vivant en Israël ©Antoine Joubaud

Une famille d'Orgon dans les Bouches-du-Rhône est sans nouvelle de certains de leurs proches vivant en Israël. Téléphone, télévision, ils essaient de garder le contact et prendre des nouvelles de leur famille malgré les bombardements et les sirènes dans le pays.

"Elle a eu un message disant : il y a eu plein de morts autour de moi, priez pour nous". Depuis samedi 7 octobre, jour où le Hamas a lancé une offensive contre Israël, toute une famille est plongée dans une douleur indescriptible. Yoann Benfredj, habite à Ashdod, en Israël, près de la bande de Gaza, où les bombardements, depuis quelques jours, font partie du quotidien. Il rassure Brigitte, sa maman, en donnant des nouvelles des quatre petits-enfants. "On essaie de leur faire comprendre qu’il n’y a pas de différence de couleurs ou de religions, qu’on a affaire à des barbares et… voilà. On vit normalement, on sort dans le jardin et quand ça sonne, on rentre et on se met à l’abri. Ça va", explique-t-il en visio depuis Ashdod.

"Ils s’enferment dans une pièce blindée"

"Quand il y a des alertes, ils vont vite dans la chambre forte, une pièce blindée, avec des murs de 50 cm et ils s’enferment dedans, tant que la sirène retentit", raconte le père. Brigitte et son mari sont arrivés d’Israël pour l’accouchement de leur fille Sandra qui vit à Orgon. Depuis le début du conflit, ils ont pris l’habitude de se retrouver en famille, les yeux rivés sur le téléviseur. "Les enfants enlevés, les otages, des images horribles que j’aurais aimées ne pas voir, mais que j’ai vu malheureusement", relate Sandra.

Evoquant l'attaque contre des jeunes paricipants à un festival de musique, Brigitte ne comprend pas. "C’est de la haine qu’ils ont. De faire ça à des jeunes qui vont s’amuser, des gens qui n’ont rien demandé. On demande qu’une chose : vivre en paix. Ce n’est pas possible avec des gens comme ça", raconte Brigitte, émue, la voix et les mains tremblantes.

Le bip du téléphone sonne dans le vide. Toute la famille partage la même inquiétude concernant le sort d’un de leur proche, réserviste dans l’armée israélienne. Ils sont sans nouvelle de lui depuis samedi 7 octobre.

Selon les derniers décomptes, on dénombre plus de 800 morts en Israël, 687 dans la bande de Gaza.