Max Bonniot, l'alpiniste briançonnais retrouvé mort dans le massif du Mont-Blanc

Max Bonniot, originaire de Briançon, est mort à Chamonix, dans le massif du Mont-Blanc au pied de l'Aiguille du Plan. / © 27e brigade d'infanterie de montagne. Armée de Terre.
Max Bonniot, originaire de Briançon, est mort à Chamonix, dans le massif du Mont-Blanc au pied de l'Aiguille du Plan. / © 27e brigade d'infanterie de montagne. Armée de Terre.

Ce mercredi matin, les corps de deux alpinistes ont été retrouvés au pied de l'Aiguille du Plan, dans le massif du Mont-Blanc. Max Bonniot, était originaire de Briançon. Il était militaire au GMHM (Groupe Militaire de Haute Montagne). Pierre Labbre était guide de haute montagne à Chamonix.
 

Par S.C avec F3 Rhône-Alpes (AV)

Les deux hommes étaient des alpinistes chevronnés. Leur disparition avait été signalée depuis mardi soir, mais les recherches n'avaient pu être engagées en raison des mauvaises conditions météorologiques.

Soldats de montagne d'élite

Les deux alpinistes ont été retrouvés morts au pied de l'Aiguille du Plan, l'un des sommets des aiguilles de Chamonix.
Aucune trace de coulée n'a été relevée sur place. Selon les premières informations transmises par le PGHM, les deux hommes auraient dévissé avant de faire une chute de plusieurs centaines de mètres.
Les circonstances précises de l'accident restent encore à déterminer.

Un frère d'altitude

Le caporal-chef Max Bonniot, 31 ans, appartenait au Groupement militaire de haute-montagne (GMHM) depuis 2013.  Pierre Labbre était guide à Chamonix. 

Tous deux étaient des compagnons de cordée de longue date et des alpinistes "très brillants" explique Olivier Gréber, le président de la Compagnie des guides de Chamonix. 

Le militaire était "en service dans le cadre des missions" quand l'accident est survenu sur la voie Bonington, rappelle la 27e brigade d'infanterie de montagne.

Max Bonniot faisait partie des jeunes espoirs de l'alpinisme français quand il a intégré le GMHM. Son groupe déplore la disparition d'un "ambassadeur de l'alpinisme français" qui s'exposait à des risques "réels et acceptés".

Originaire des Hautes-Alpes, il vivait à Chamonix depuis son engagement dans l'armée. La compagnie des Troupes de montagne adresse "ses sincères condoléances" à la famille.

Adieux militaires et hommage

"Il était très apprécié dans le groupe pour sa bonne humeur, sa vision éclairée, c'était quelqu'un de très réfléchi qui avait à coeur de transmettre son savoir-faire", note le commandant du GMHM Pierre Sancier.

Véritables "soldats de montagne", les membres de ce groupe d'élite ont pour vocation de se confronter à des conditions extrêmes afin de former les autres unités de l'Armée de Terre.
Des adieux militaires seront rendus à Max Bonniot le vendredi 22 novembre à 10h à l’Ecole Militaire de Haute Montagne à Chamonix, a indiqué le GMHM. Les obsèques se dérouleront à Gap à 11h et un hommage lui sera rendu à 14h à Briançon dans la salle du Prorel.


 

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