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2 principaux accusés condamnés à 28 et 30 ans

Onfray : assassinat : 30ans; Rosso : complicité d'assassinat : 28 ans; Alexandra Martyn : 5 ans avec sursis

Par Yves LEBARATOUX (avec AFP)

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Nice : Procès : L'heure des réquisitions

Dans l'affaire du meurtre au hachoir, La cours d¿assises a entendu aujourd'hui les réquisitions de l'avocat général. 30 ans de réclusion criminelle ont été demandés contre Philippe Rosso et Luc Onfray pour meurtre avec préméditation et 3 ans de prison pour Alexandra Martyn...

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Nice : Procès du meurtre "au mixeur"

Ce procès pourrait être qualifié procès de l'horreur. Il s'agit du meurtre d'un homme passé au mixeur afin de faire disparaître le corps. C'est un prisonnier qui a révélé l'affaire. Une histoire de réglement de compte entre braqueurs

Les deux principaux accusés dans l'assassinat d'un braqueur dont le corps avait été débité avant de passer en partie dans un mixeur de cuisine, ont été condamnés à 28 et 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Alpes-Maritimes.

Jugé pour assassinat, le braqueur Luc Onfray, 45 ans, auteur du dépeçage du cadavre et qui a reconnu au cours du procès une partie des faits qui lui étaient reprochés, a été condamné à la peine la plus lourde. Blème, il n'a pas réagi à l'énoncé du verdict, prononcé après plus de trois heures de délibérations.
"Justice a été faite", a réagi son avocat Me Jean-Pascal Padovani, se réjouissant qu'aucune peine de sûreté n'ait été prononcée à son encontre.

Philippe Rosso, 42 ans, précédemment condamné à de lourdes peines pour des vols à main armée et récemment libéré, a, lui, écopé de 28 ans pour complicité d'assassinat et été placé en détention à l'issue de l'audience. Trente ans avaient été requis contre lui, comme pour Onfray.
"C'est une peine sévère que nous contestons" car "Philippe Rosso n'a jamais voulu tuer", a réagi son avocate, Me Anna-Karin Faccendini.

Une troisième co-accusée, Alexandra Martyn, 32 ans, au casier judiciaire jusque-là vierge, a été condamnée à cinq ans de prison avec sursis pour complicité d'assassinat, ayant fourni des sédatifs pour droguer la victime le jour du crime et donné son aval à l'élimination de cet homme, son beau-père.

Trois ans de prison ferme avaient été requis contre celle qui était la petite amie de Rosso au moment des faits. La jeune femme a éclaté en sanglots à l'énoncé du verdict, visiblement soulagée.

Un accusé reconnaît une partie des faits 13 ans après, lors du premier jour du

procès, devant la cour d'assises 06
Luc Onfray, 45 ans, est accusé de l'assassinat du braqueur niçois Michel Renard, tombé dans un guet-apens le 14 novembre 1998 au domicile d'un complice, Philippe Rosso, un autre braqueur de 42 ans, à l'origine de l'entreprise et qui a dénoncé Luc Onfray en 2004.
Pour expliquer la raison du guet-apens, Rosso indique avoir voulu donner une simple "correction" à Renard, beau-père de sa petite amie, l'accusant d'avoir agressé celle-ci sexuellement.
C'est du moins ce que lui a raconté à l'époque la jeune fille, qu'il connaissait depuis à peine quelques jours, a souligné la présidente de la cour, s'étonnant d'un passage à l'acte si rapide.
La jeune femme, Alexandra Martyn, 32 ans, qui comparaît libre, est également jugée pour complicité d'assassinat, au même titre que Philippe Rosso. Elle a notamment fourni les sédatifs ayant servi à droguer la victime avant le meurtre. 

Les trois hommes s'étaient connus dans le cadre de leurs activités militantes au sein du Front national et avaient participé à un braquage ensemble 15 jours avant le meurtre, dont Renard aimait à se vanter. Un peu trop d'ailleurs, au goût de ses deux acolytes...
Pendant 13 ans, Luc Onfray a nié avoir porté des coups de marteau à la victime, puis avoir débité son corps en morceaux avant de le passer au mixeur pour l'évacuer par les canalisations, comme l'a prétendu jusque-là Rosso.
Mais à l'audience hier matin, coup de théâtre : Luc Onfray, cet homme presque chauve au visage émacié, se décide à dire sa "vérité".
"J'ai nié parce que j'étais tellement honteux de ce que j'avais fait que je ne voulais pas que toute cette boue rejaillisse sur ma famille. J'ai écouté mon frère (venu le voir en détention provisoire, NDLR), c'est pour ça que je dis tout maintenant", a-t-il expliqué.
"Je reconnais avoir participé à la disparition de M. Renard en tant qu'exécutant. (...) J'ai participé à son évacuation (du corps, NDLR) du domicile" de Philippe Rosso, a-t-il ajouté.
Pour le meurtre à proprement parler, il incrimine son complice : selon lui, c'est Rosso qui a drogué Renard, c'est encore lui qui l'a étranglé avec un fil électrique.
Ce que l'intéressé, embrouillé et peu convaincant à la barre, nie en bloc.
Homme pourtant qualifié d'"intelligent" par un expert, Onfray précise avoir donné, toujours sur l'ordre de Rosso, des "petits coups de marteau" sur la tête de Renard pour vérifier "s'il était toujours vivant".

Un peu désemparé alors, il raconte s'être débarrassé du corps seul, Rosso ayant quitté l'appartement, en essayant d'en passer un petit morceau ("le biceps", précise l'accusé froidement) au mixeur, ce qui ne s'est pas révélé concluant. Puis en découpant le reste en plusieurs morceaux, à l'aide d'une scie et d'un cutter, avant de les placer dans des sacs et de les jeter dans des conteneurs à ordures. L'entreprise macabre dure tout un week-end. "Je n'avais pas le choix", dit-il encore.
Ces aveux, "c'est une première satisfaction, un soulagement" pour la partie civile qui "les attendait", a réagi Me Julien Darras, avocat des deux filles de Michel Renard, lors d'une suspension d'audience.
Les trois accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité.
Le verdict est attendu vendredi.
 

Un meurtre de plus de 10 ans jugé par la cour d'assises des Alpes-Maritimes :

Un ex-braqueur est jugé par la cour d'assises des Alpes-Maritimes pour l'assassinat, à Nice en 1998, d'un de ses acolytes dont il aurait pu faire disparaître le corps à l'aide d'un mixeur, après avoir été dénoncé par un complice, braqueur lui aussi.
Luc Onfray, 45 ans, est accusé de l'assassinat de Michel Renard, tombé dans un guet-apens le 14 novembre 1998 au domicile d'un complice, Philippe Rosso, à l'origine de l'entreprise.
Ce dernier voulait donner une "correction" à Michel Renard, beau-père de sa petite-amie, l'accusant d'avoir agressé sexuellement celle-ci.
La jeune femme, Alexandra Martyn, qui comparaît libre, est également jugée pour complicité d'assassinat, au même titre que Philippe Rosso, tous deux pour avoir participé, à des degrés divers, au guet-apens.
Les trois hommes s'étaient connus notamment dans le cadre de leurs activités militantes au sein du Front national et avaient participé à au moins un braquage ensemble.

Pendant 13 ans, Luc Onfray a nié avoir porté des coups de marteau à la victime, puis avoir débité son corps en morceaux avant, éventuellement, de le passer au mixeur pour l'évacuer par les canalisations, comme l'a prétendu jusque-là Philippe Rosso.
Mais à l'audience ce matin, coup de théâtre : d'emblée, Luc Onfray, cet homme presque chauve, au visage émacié et au regard sans expression, est "décidé" à dire enfin sa "vérité".
"J'ai nié parce que j'étais tellement honteux de ce que j'avais fait que je ne voulais pas que toute cette boue rejaillisse sur ma famille. J'ai écouté mon frère (venu le voir en détention provisoire, NDLR), c'est pour ça que je dis tout maintenant", a-t-il dit en préambule.
"Je reconnais avoir participé à la disparition de M. Renard en tant qu'exécutant. J'ai donné des coups de marteau à M. Renard. J'ai participé à son évacuation (du corps de la victime, NDLR) du domicile" de Philippe Rosso, a-t-il ajouté.
Plus tard, incriminant largement son complice, Onfray précise : "Rosso m'a dit de taper, j'ai tapé". Il dit ensuite s'être débarrassé du corps en le découpant en plusieurs morceaux, mis dans des sacs et jetés dans des conteneurs à ordures.
Ces aveux, "c'est une première satisfaction, un soulagement" pour la partie civile qui "les attendait", a réagi Me Julien Darras, avocat des deux filles de Michel Renard, lors d'une suspension d'audience.
Les trois accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité.
 Le verdict est attendu vendredi.


 Voir le reportage ci-joint : Alexandra Combe : Journaliste

                                            Jean-Christophe Routhier : Journaliste Reporteur d'images

                                            Christine David : Monteuse

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