Armitage “dégoûté” par son contrôle positif

Le 3e ligne anglais du RC Toulon, Steffon Armitage. / © BORIS HORVAT / AFP
Le 3e ligne anglais du RC Toulon, Steffon Armitage. / © BORIS HORVAT / AFP

Le joueur du RCT Steffon Armitage a été contrôlé positif à un produit interdit lors de la finale. Réactions.

Par Anne Le Hars (avec AFP)

Le troisième ligne international anglais du RC Toulon Steffon Armitage, contrôlé positif à la morphine au soir de la dernière finale du Top 14, s'est dit "dégoûté" jeudi par l'ampleur qu'a prise l'affaire, tout en gardant confiance dans une issue heureuse.

"C'est un peu stressant, surtout pour ma famille en Angleterre. Mais je vais garder la tête haute parce que je n'ai rien fait de mal", a déclaré le joueur lors d'une conférence de presse organisée jeudi au siège du club.

Armitage, dont les analyses d'urine ont révélé un taux anormal de morphine après le match perdu par Toulon contre Toulouse le 9 juin au Stade de France, reste néanmoins confiant.

"Je sais que tout va bientôt se régler, que je vais pouvoir oublier et revenir plus fort", a affirmé le joueur, suspendu à titre conservatoire en attendant sa comparution le 21 août devant la commission de première instance de lutte contre le dopage de la Fédération française de rugby.

Reste toutefois à expliquer un problème de quantité, simple malentendu d'après Pascale Lambrechts, médecin du club.

"Ce qui est probablement reproché à Steffon, c'est qu'il a répondu qu'il avait pris deux comprimés de Dafalgan codéiné quand on lui a demandé combien il en avait pris. Il a déclaré le nombre de comprimés qu'il avait pris dans la journée, en oubliant de dire qu'il en avait pris dans la semaine également", a-t-elle précisé lors de la conférence de presse, ajoutant que "cette accumulation explique le taux de morphine retrouvé".

"Le taux est important", a-t-on précisé de source proche du dossier.

L'Anglais (26 ans, 5 sélections) aurait pris du Doliprane codéiné afin de soulager une douleur au dos, un médicament qui figure sur la liste des produits interdits par l'Agence mondiale antidopage (AMA) mais qui peut être consommé en présentant une autorisation d'usage à des fins thérapeutiques (AUT), ce que n'a pas pu fournir le joueur.

Mourad Boudjellal: "il a pris un produit autorisé"

"Steffon Armitage a pris du Dafalgan codéiné pour le mal de dos et ce produit n'est absolument pas interdit, il suffit d'aller voir dans la liste des produits autorisés, il est autorisé et ne nécessite pas de prescription mais il produit, par contre, de la morphine", a précisé à l'AFP le président du RCT Mourad Boudjellal.

Le RCT ajoute dans un communiqué que le contrôle antidopage d'Armitage, effectué le 9 juin au Stade de France, faisait état d'un "résultat anormal" mais que le joueur a seulement pris deux comprimés de ce médicament autorisé par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).

 "C'est notre médecin, le docteur Jean-Baptiste Grisoli, qui est aussi le médecin de l'équipe de France, qui le lui a donné, il sait ce qu'il fait", a ajouté M. Boudjellal, affirmant être "totalement serein sur le joueur".


"Ce sont des traces de morphine que l'on a trouvées dans ses analyses", une substance qui est, elle, interdite par l'Agence mondiale antidopage (AMA), a indiqué le président.

Selon le club, "10% de ce médicament (le Dafalgan codéiné) dûment autorisé se transforme de manière naturelle en morphine".

Le troisième ligne aile de 26 ans (5 sélections) est suspendu à titre conservatoire avant de comparaître le 21 août devant la commission de première instance de lutte contre le dopage de la Fédération française de rugby (FFR).

"Nous allons essayer de le faire convoquer avant parce que ce qui me choque un peu c'est que, sur un dossier comme ça, il y ait une suspension à titre conservatoire de plus d'un mois", a également dit le président.

Evoquant son joueur, il l'a décrit comme étant "atteint, anéanti parce qu'on dit +contrôle positif au dopage+ alors que ça n'a rien à voir".

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