Au pays de L'OM: osons Paris...

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Écrit par Agences

Parlons du PSG avant le Clasico...

Constat Clasico: Le "clasico" entre Marseille et Paris donne souvent des

matches paradoxaux, où le mal en point l'emporte sur le bien portant. Cette année, entre un PSG leader tourmenté et un OM 10e dans une certaine indifférence, diagnostic et pronostic sont difficiles à établir.

Battu dimanche à domicile par Nancy: (1-0) après 15 jours d'agitation autour de l'avenir de son entraîneur Antoine Kombouaré, le Paris SG a ressuscité la fameuse

"crise de novembre", avec cette année une surprenante variante: le PSG est leader et a créé le malaise à partir de rien.

 Il y a deux semaines, après un match nul certes décevant à Bordeaux (1-1), Paris arrivait à la trêve hivernale en leader du championnat, avec trois points d'avance sur Montpellier, la meilleure défense et la deuxième attaque de L1.



Le Paris SG est toujours leader:  le PSG a toujours la meilleure défense

et la deuxième attaque de L1, mais il a perdu à domicile contre un ex-relégable et se retrouve dans la tourmente avant de retrouver dimanche au Vélodrome son vieil ennemi marseillais.



 Vie agitée en coulisses: C'est qu'entre-temps, la vie du club parisien a été singulièrement agitée en coulisses, les rencontres entre le directeur sportif Leonardo et l'entraîneur italien Carlo Ancelotti, libre, alimentant les rumeurs d'un possible départ de Kombouaré en dépit des explications, tardives et un peu langue de bois, du Brésilien.



 "On a parlé beaucoup ces dix derniers jours, mais plus en dehors du club que dedans.Avec l'entraîneur et dans le vestiaire, tout est clair. Le groupe sait ce qui se passe: il ne va rien se passer", a affirmé "Leo" quelques minutes seulement après la défaite de dimanche.

 En s'arrêtant devant la presse alors qu'il passe habituellement en coup de vent après les matches, Leonardo a tenté d'éteindre le départ d'incendie allumé pendant la trêve et attisé par cette défaite qui fait désordre, la deuxième seulement cette saison en championnat après celle de la première journée contre Lorient.

              


 "Antoine Kombouaré a la pleine confiance du club. Sa situation n'a jamais changé. Il est l'entraîneur", a encore martelé le Brésilien, ce qui a certainement dû réjouir le public du Parc des Princes, qui avait tenu à saluer le technicien d'une superbe ovation à la présentation des équipes.

 Interrogé sur l'influence qu'avait pu avoir sur les joueurs l'animation médiatique des jours précédents, Kombouaré a de son côté simplement répondu: "inconsciemment...".

 Blaise Matuidi a pour sa part estimé que "ce sont des choses qui arrivent et qui pourront encore arriver à l'avenir". "Je ne pense pas que les joueurs aient été perturbés par ça", a-t-il ajouté, avant de défendre son coach comme l'avaient fait ses coéquipiers Ménez et Jallet la semaine dernière.

 "Bien sûr qu'il est l'homme de la situation. On a toujours bien travaillé avec le coach", a-t-il dit.

 Reste que Kombouaré ne sort évidemment pas renforcé de cette étonnante séquence de 15 jours. 

 Nasser Al-Khelaifi:

 Le nouveau président directeur général du Paris SG confiait: "En tant que directeur sportif, c'est Leonardo qui évaluera le coach. Ce n'est pas à moi de le faire. Jusque-là, il fait du bon boulot".



 Où s'arrête le "jusque-là" ? En tout état de cause, avant le déplacement au Vélodrome, l'entraîneur l'a reconnu, ce n'est "certainement pas la meilleure façon de préparer Marseille".

Un tournant à Marseille

L'analyse de Xavier Richard, de la rédaction numérique de France Télévisons:

Un tournant à Marseille

Absent de la course au titre, l'OM en est déjà à sauver sa saison en battant Paris. Mais avant ce nouvel épisode du Clasico, les Phocéens espèrent valider leur billet pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions contre l'Olympiakos. Après il sera temps de penser au PSG. Les Parisiens n'ont eux pas de Ligue Europa cette semaine et vont mettre quelques jours à ruminer leur défaite contre Nancy. "C'est sûr que ce n'est certainement pas la meilleure façon de préparer Marseille, avoue Kombouaré. Il faut repartir de l'avant. On est toujours la meilleure défense." On se rassure comme on peu. A y regarder de plus près, ce match au Vélodrome ressemble à un tournant de la saison car une défaite pourrait plonger le PSG dans une tornade difficilement contrôlable. L'entraîneur parisien y perdrait lui aussi une grande partie de son crédit auprès des qataris. A l'inverse, en s'imposant chez son rival sudiste, Paris repartirait gonflé à bloc au moins jusqu'à Noël. Dimanche, seul le résultat va compter. Personne ne fera le difficile sur la qualité du jeu olympien ou parisien.

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