Bradley Wiggins à l'Eze !

Bradley Wiggins remporte le Paris-Nice après sa victoire à l'arraché, dans le contre-la-montre du col d'Eze.

Par Anne Le Hars (avec AFP)

 

 

 

 

Bradley Wiggins, le Londonien aux allures de rock-star qui a gagné dimanche Paris-Nice, a évoqué le Tour de France et ses espérances de maillot jaune.

"A chaque résultat je suis plus confiant", a souligné "Wiggo" après son succès au sommet du col d'Eze.

Q: Comment pensez-vous rester en forme jusqu'au Tour de France ?
R: "Nous avons un plan, avec mon équipe d'entraînement. Ce plan a démarré le 1er novembre, afin d'être au sommet en juillet. Paris-Nice faisaitpartie de ce plan. Devant moi, j'ai du travail à l'entraînement, le Tour de Catalogne, un stage en altitude, etc. Même si Paris-Nice était un objectif, je suis peut-être à 95 pour cent de ma forme, je peux encore m'améliorer. Je ne suis pas encore à mon poids de forme du Tour. J'ai déjà fait 4e du Tour, 3e de la Vuelta, c'est sûr je suis avec les meilleurs. Favori ? je ne sais pas, il reste encore quatre mois. Disons que je suis dans les cinq qui peuvent faire quelque chose au Tour. Le parcours, cette année, est meilleur pour moi que ceux des deux années précédentes."

Q: Qu'avez-vous appris sur vous cette semaine dans la perspective du Tour ?
R: "On n'a pas pensé au Tour, on s'est concentré sur la course. On était ici, à cent pour cent pour gagner Paris-Nice, c'était mon objectif.
Pour mes équipiers, c'était bien de me voir prendre le maillot jaune et le défendre. C'est bon pour la confiance, ils sont à cent pour cent derrière moi. Quand on arrive en juillet, du coup, il n'y a pas de questions sur ce qu'on peut faire."

Q: Quelle signification a cette victoire dans Paris-Nice pour vous ?
R: "C'est énorme, énorme ! Je pense au palmarès, à Simpson, qui était mon idole du vélo. Pour les fans de football, c'est comme Bobby Moore (capitaine de l'équipe d'Angleterre, gagnante de la Coupe du monde 1966). J'avais déjà le Dauphiné, là c'est Paris-Nice avec en plus le final au col d'Eze. Je me souviens de l'époque de Kelly, d'Indurain, ça ajoute encore au prestige." 

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