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De Sète à Marseille : mais où sont les sardines ?

© france 3
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Cet été encore, le constat s'impose, la pêche à la sardine n'est pas miraculeuse

Par Rédaction Internet

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Marseille : le thon a-t-il mangé la sardine ?

Cette année les sardines manquent sur les étals. Pour les pêcheurs , le thon rouge est responsable de cette absence...

A Marseille, selon les pêcheurs, le thon rouge dévore la sardine puisqu'il n'est plus pêché. Selon des scientifiques, il y a des cycles d'abondance et de pénurie. 

Certains parlent aussi des sardinades qui auraient avalé les petits poissons bleus...

Surpêche, surconsommation, dérèglement ou cycle de vie...le débat n'est pas tranché...

les bancs de sardines à l'étude depuis 1993

l' Ifremer chaque année mesure les bancs de petits pélagiques dans le golfe du lion

 l'institut  construit une base de données. Et depuis 5 ans il constate une baisse de la ressource, sardines et anchois.

"En Méditerranée, des espèces telles que l’anchois ou la sardine atteignent généralement un niveau de production très important en poids, mais aussi en valeur. L'évaluation des réserves d'anchois dans le golfe du Lion a pourtant présenté une forte diminution de la partie exploitable du stock depuis 5 ans. En effet, la campagne 2010 a surtout mis en évidence le maintien des biomasses3 à un niveau relativement bas pour la sardine (50 000 tonnes) et l’anchois (25 000 tonnes). Ces deux populations étaient caractérisées par une quasi absence des plus gros poissons, habituellement ciblés par la pêcherie de navires pélagiques. Le stock de géniteurs de sardine s’est notamment effondré au cours des trois

dernières années. De plus, la campagne 2010 a mis en évidence une forte et inhabituelle abondance d’une autre espèce de petits pélagiques, le sprat, mélangés aux anchois et aux sardines dans les chalutages. L’analyse des paramètres biologiques de la sardine et de l’anchois (campagnes PELMED et Contrats Bleus) ont mis en évidence une diminution sensible des taux de croissance, de la fertilité et de la condition générale des poissons. Cet état physiologique dégradé des individus pourrait expliquer les faibles taux de survie observés entre les groupes d’âge chez les deux espèces".

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