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Des rescapés du paquebot arrivés dans la région

Les premiers naufragés sont arrivés à Marseille et Menton samedi peu avant 20h sur le terminal de croisière du port.

Par Régions

Protégés par des couvertures de survie, l'air épuisé, des naufragés français du paquebot Costa Concordia, échoué vendredi soir près d'une île de Toscane, sont arrivés samedi soir à Marseille, soulagés mais accusant
la compagnie italienne de désorganisation dans les secours.

                          L'accueil à Marseille

Quelque 250 passagers, rapatriés dans six bus, étaient attendus à Marseille, où un dispositif sanitaire, psychologique et administratif a été mis en place. Une cinquantaine de membres des marins-pompiers, du Samu, de la Croix-Rouge notamment étaient mobilisés. La police aux frontières était présente pour faciliter les démarches de renouvellement des titres d'identité perdus. Les croisiéristes devaient être "logés dans deux hôtels avant d'être réacheminés chez eux par Costa", a précisé le préfet délégué à la sécurité Alain Gardère. Le reste des 462 passagers français, dont le retour sur Marseille était initialement prévu dimanche, seront rapatriés par avion, selon Costa, compagnie génoise numéro un de la croisière en Europe.

 

                       

                            

                          Les témoignages

Elizabeth, une femme d'une cinquantaine d'années originaire de l'Indre : "Nous étions dans la salle de spectacle, il y a eu un très gros bruit et la salle a penché d'un coup". La rescapée dénonce "une mauvaise organisation pour débarquer les chaloupes, beaucoup
de bousculade, et après, sur terre, rien du tout" en terme d'accueil. Elle explique s'être réfugiée "dans un bistrot", "c'était très long", ajoutant avoir eu des nouvelles par des amis français qui, en l'appelant sur son portable, lui ont appris sur quelle côte le bateau s'était échoué.  "On a tout perdu, on est fatigués mais contents d'être vivants", a encore dit
cette croisiériste, toujours vêtue de sa tenue de soirée.
Joël Pavageau, retraité parisien de 74 ans, dînait avec sa femme : "On nous a dit de rester assis, alors que le bateau s'enfonçait. Ils auraient dû donner l'ordre
d'évacuer plus vite. Ils ont attendu 45 minutes, cela paraît très long quand vous
êtes dans le noir".  "Le capitaine disait en cinq, six langues "ne paniquez pas"", ajoute-t-il. "J'ai eu l'impression de vivre mon dernier moment".
Stéphane et Virginie, de Bayonne

"On n'a jamais vu un officier de Costa". "On n'a même pas pu aller chercher les gilets de sauvetage", ajoute sa compagne Virginie.


Le paquebot italien "Costa Concordia" sombre 

 (FILIPPO MONTEFORTE / AFP)

Au moins trois personnes - deux touristes français et un membre d'équipage péruvien - sont mortes dans l'accident du navire, qui a heurté un rocher près de l'île du Giglio. Une quarantaine de personnes manquaient toujours à l'appel samedi soir. Le commandant a été incarcéré, notamment pour abandon du navire.

La réaction du président de Costa Croisières France : "C'est une tragédie pour Costa Croisières", a déclaré Georges Azouze,  Mis en service en 2006, le Costa Concordia transportait 4.229 personnes dont une majorité de touristes italiens, français et allemands.
 Selon la préfecture des Alpes-Maritimes, des Russes, Espagnols, Anglais et Chinois
ont été rapatriés samedi via l'aéroport de Nice.

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