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Klarsfeld : “France, terre d'asile, pas eldorado”

"La France a des règles et elle ne peut pas accueillir uniquement pour des motifs économiques"

Par Yves LEBARATOUX (avec AFP)

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Klarsfeld : "France, terre d'asile, pas eldorado"

La France, 2ème pays à accueillir les demandeurs d'asile après les Etats-Unis, "n'est pas un eldorado" pour la plupart des étrangers incités à retourner dans leur pays, a souligné Arno Klarsfeld, président de l'Ofii

La France, deuxième pays à accueillir les demandeurs d'asile après les Etats-Unis, "n'est pas un eldorado" pour la plupart des étrangers incités à retourner dans leur pays, a souligné Arno Klarsfeld, président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii).

"La France n'est malheureusement pas l'eldorado. La France a des règles et elle ne peut pas accueillir uniquement pour des motifs économiques. Il y a des problèmes d'intégration, des problèmes de chômage, des contraintes budgétaires, des problèmes d'emploi, donc l'Etat essaie d'inciter les gens à retourner dans leur pays", a-t-il commenté, en visite à l'antenne de l'Ofii des Alpes-Maritimes.
"On ne les renvoie pas manu militari, ni immédiatement, mais on leur fournit des aides : 2.000 euros par adulte, 3.500 euros pour un couple, 1.000 euros par enfant jusqu'au troisième", a-t-il souligné.
Sur environ 60.000 demandeurs d'asile par an, 12.000 se voient reconnaître ce statut, soit 20%. "La France prend sa part, mais ne peut pas accueillir tout le monde", a-t-il jugé.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué que l'examen des dossiers des demandeurs d'asile devait être écourté à un an, au lieu de 20 mois actuellement, a-t-il précisé, en appelant aussi à une approche "pragmatique".
"Les gens doivent avoir des réponses rapidement et il faut empêcher que ces gens aient plusieurs enfants en France. Après, il est très difficile d'expulser une famille. Il est inhumain de renvoyer les gens quand ils ont des attaches en France, quand leurs enfants sont scolarisés", a souligné le président de l'Ofii.

Arno Klarsfeld a également convenu que les permis de travail pour l'immigration classique sont devenus plus difficiles à obtenir, "dans une période de crise économique et de chômage". "Ce n'est pas de la préférence nationale ou de la xénophobie, car c'est aussi la croix et la bannière pour les Français de trouver du travail".
 

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