L'affaire Modolo en appel

Les tortionnaires de William Modolo sont rejugés en appel à Nice à partir de lundi.

Par Afp

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L'affaire Modolo : rappel des faits

Les cinq personnes condamnées en 2010 pour leur participation à l'assassinat barbare de William Modolo, torturé à mort en 2006 près d'Aix-en-Provence, vont être rejugées à partir de lundi et jusqu'au 14 octobre par la cour d'assises d'appel de Nice.

Les cinq personnes condamnées en 2010 pour leur participation à l'assassinat barbare de William Modolo, torturé à mort en 2006 près d'Aix-en-Provence, vont être rejugées à partir de lundi et jusqu'au 14 octobre par la cour d'assises d'appel de Nice.

Des peines de 19 à 30 ans de réclusion

Le jeune homme de 21 ans avait succombé le 18 mai 2006, au terme d'une longue litanie de tortures auxquelles avaient participé cinq personnes, condamnées le 9 septembre 2010 à des peines allant de 19 à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. Quatre d'entre elles, à l'exception de Jean-Pierre Planqueel, 31 ans, considéré comme le chef du groupe et le plus lourdement condamné, ont fait appel. Le parquet général en a fait autant.

Une nouvelle épreuve pour la famille
Pour les proches du jeune homme, qui s'étaient dits satisfaits après le verdict, "cela va être une épreuve supplémentaire", a expliqué Me Franck Gardien, leur avocat. "Ils vont devoir à nouveau endurer le récit de ce que William a subi, cela va être très pénible", a-t-il ajouté. Le seul souhait de la famille désormais, "c'est d'avoir des réponses précises
sur le rôle tenu par chacun des accusés", a ajouté l'avocat. "Planqueel a reconnu
sa part dans ce crime odieux, alors que les autres se sont renvoyé la balle".
"Un petit esclave"

La victime, complexée par son surpoids, à la recherche d'amitiés et d'un amour qu'il n'avait jusque-là pas trouvés, s'était liée à un groupe hétérogène mêlant des habitués de la rue et des jeunes socialement plus insérés, en rupture avec leur famille. Très vite, William était devenu "le petit esclave" du groupe, comme l'avait dit l'une des accusées, jusqu'à ce jour du 18 mai 2006 où il subit plusieurs heures de sévices jusqu'à sa mise à mort dans la soirée.  Il avait été retrouvé quatre jours plus tard par la police municipale de Saint-Cannat, abandonné dans un sous-bois, le corps dénudé. Il portait des traces de brûlures, de coups multiples, avait eu la tête fracassée à coups de pierre, présentait des traces de viol anal et douze de ses dents avaient été arrachées.

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