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la ministre R .Bachelot sur les lieux du sinistre

La ministre s'est rendue sur place accompagnée du sénateur-maire UMP Jean-Claude Gaudin

Par Marc Civallero

Six femmes âgées de 51 à 93 ans, pensionnaires d'une maison de retraite située dans le 12e arrondissement de Marseille, sont mortes intoxiquées dans l'incendie de leur établissement , qui a fait également 13 blessés dont trois graves dans la nuit de mardi à mercredi.

Il s'agit de personnes à capacité réduite qui "ne pouvaient pas se mouvoir", selon le parquet. "Elles avaient ouvert leur porte, alors que les personnes qui ont été sauvées l'avaient fermée", a ajouté la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, qui s'est rendue mercredi après-midi sur les lieux, accompagnée du sénateur-maire UMP Jean-Claude Gaudin.

 

L'incendie a également fait 13 blessés dont trois graves, une femme de 91 anset deux hommes de 77 et 85 ans. Selon l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM), une de ces victimes se trouvait en réanimation à l'hôpital de la Conception avec un pronostic vital engagé. Une autre a été conduite aux urgences de l'Hôpital Nord où son état n'inspirait plus d'inquiétude et une troisième a été admise dans un autre établissement.

"Le bilan aurait pu être encore plus lourd", a souligné le procureur adjoint, sans l'intervention des secours qui ont rapidement maîtrisé l'incendie et pris en charge les pensionnaires. Quatre-vingt pompiers et 28 véhicules ont été mobilisés. Dans l'établissement, un immeuble de quatre étages datant des années 1980, le personnel était sous le choc. "Tout le monde est très affecté, c'est très dur", confiait une aide-soignante.

Une enquête a été confiée à la police judiciaire pour déterminer d'éventuelles

"défaillances", selon le procureur adjoint, "de nombreuses auditions" devant être menées. Les conclusions de la dernière commission de sécurité, le 5 janvier, "ne faisaient pas ressortir d'éléments inquiétants". "Les systèmes d'alarme et de sécurité semblent avoir bien fonctionné (...), les portes des chambres ont joué leur rôle de coupe-feu", a-t-il dit.

 

Quant à l'équipe de nuit présente au moment des faits - quatre personnes pour 183 pensionnaires -, elle était "suffisante", a estimé Mme Bachelot."Nous sommes non pas dans un hôpital, mais dans un établissement pour personnes âgées dépendantes. (...) Sur le plan juridique, les chambres de ces maisons de retraite sont considérées comme le domicile de la personne", a-t-elle rappelé, sans écarter toutefois la possibilité de renforcer les normes de sécurité". "Il faut arrêter de se leurrer, même si on a 200 Alzheimer, jamais à aucun moment aucun gouvernement ne pourra donner un personnel par résident. C'est un problème de société, pas un problème des Anémones", a jugé de son côté une infirmière, Dominique Sassoletti.

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