La sécheresse gagne du terrain en Paca

Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Alpes-de-Haute-Provence... plusieurs secteurs sont placés en "alerte".

Par Matthias Julliand

Un printemps peu pluvieux n'a pas permis aux cours d'eau et nappes phréatiques de la région de faire le plein en prévision de l'été.

Alpes-de-Haute-Provence

Le plan départemental d'action sécheresse en vigueur dans les Alpes-de-Haute-Provence a été déclenché dans les premiers jours du mois d'août. Le niveau des cours d'eau du département n'est pas critique mais affiche une baisse relative due à la sécheresse ainsi qu'au déficit pluviométrique enregistré sur les mois de juin et juillet. C'est le cas notamment des cours d'eau de la rive droite de la Durance dont les débits sont tous en dessous des valeurs de référence.

Le stade de vigilance a pour objectif principal de sensibiliser la population aux économies d'eau à travers des mesures de rationnement relayées dans certains cas par les maires des communes les plus touchées.

Bouches-du-Rhône

Depuis une dizaine de jours, sur la commune de Meyreuil, la rivière Arc affiche un débit de seulement de 240 litres par seconde. En conséquence, et conformément aux dispositions du plan cadre sécheresse en vigueur depuis 2009, le préfet du département a placé le secteur en « d’alerte ».

Un arrêté impose des mesures d’économie et d’interdiction à toutes les personnes qui prélèvent dans ce cours d'eau, ses affluents ou leur nappe d'accompagnement par voie de forage, puits, prise d'eau ou pompe.

Vaucluse

Le Préfet a décidé de placer en situation d'alerte huit secteurs du département : la Meyne, le Lez, le Sud-Luberon , le Calavon, l'Aygues, l'Ouvèze, le bassin du sud-ouest du mont Ventoux et la Nesque.

Le Vaucluse a été placé en vigilance sécheresse depuis le 19 juillet. Depuis cette date, la situation hydrologique du département s'est aggravée. Hormis pour les bassins du Rhône, de la Durance et de la Sorgue, les débits observés pour l’ensemble des cours d’eau du département ont brutalement chuté et sont inférieurs au seuil d’alerte. Ces baisses de débit, accompagnées de mises en à sec brutales ont conduit à la dégradation des rivières situées sur l'ensemble des bassins en alerte (du fait d’un manque de dilution de rejets), et à des mortalités accrues de la faune aquatique.

La situation des nappes est localement préoccupante, conséquence du très fort déficit des précipitations hivernales. Cette situation hydraulique n’a pour l’instant pas entraîné de difficulté sur l’approvisionnement en eau potable. Cependant, au vu de cette situation, le Préfet a décidé de prendre des mesures de restriction, notamment l' interdiction d'irriguer et d'arroser en journée, ou de laver les voitures hors des stations de lavage.

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