Les professeurs dans la rue à Nice

Par Karine Jerama avec AFP

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Contes : aucune école ouverte

L'école primaire de Contes, dans la vallée du Paillon est fermée ce mardi. Plus de 300 élèves sont habituellement pris en charge. Sur place, bien sûr les parents ont été prévenus à l'avance et ont dû s'adapter à la situation...

C'est une première, les syndicats du privé ont rejoint les rangs des manifestants.
Malgré cela, premier constat, la mobilisation a été plutôt moyenne à Nice.
Envrion 1500 personnes selon la police, 2500 selon les grévistes, qui  s'étaient donné rendez-vous place Masséna pour dénoncer la dégradation des conditions de travail et le manque de moyens.

La grève contre les suppressions de postes dans l'Education nationale était "significative"

mardi dans le public selon les syndicats et "inédite" dans le privé sous contrat.

Dans le public, le ministère de l'Education fait état de 29% de grévistes dans

le primaire et la FSU de 54% et pour les collèges et lycées de 22,3% selon le ministère

et 46% pour la FSU.Signe d'un profond malaise, un front uni des syndicats du public et, fait exceptionnel,du privé, appelait à cette grève pour dénoncer la "dégradation" de l'école, l'undes enjeux de la présidentielle de 2012.

"La coupe est pleine", a résumé à l'AFP Nicolas Cérami, proviseur du Parc-Impérial

de Nice, plus importante cité scolaire (2.900 élèves) de cette académie, qui dit "soutenir" une grève "pour la première fois en 30 ans de carrière".

Il s'agit d'une grève "significative", a commenté à l'AFP Sébastien Sihr, secrétaire

général du SNUipp-FSU, premier syndicat des écoles publiques.

Signe d'une situation inédite, le secrétariat de l'enseignement catholique et

la Fep-CFDT, premier syndicat du privé, ont assuré à l'AFP n'avoir "aucun outil

pour faire le décompte" des grévistes dans le privé, une telle mobilisation y étant

très rare.

Les grévistes veulent peser sur le projet de budget 2012 qui passe mercredi en

Conseil des ministres et prévoit 14.000 suppressions de postes. Au total, ce sont

80.000 postes qui auront été supprimés entre 2007-2012. L'Education nationale compte

aujourd'hui 850.000 enseignants.

Selon le ministre Luc Chatel, qui "assume" les suppressions de postes, c'est en

"personnalisant" les parcours des élèves que l'on "réduira les inégalités".

Nicolas Sarkozy a relativisé ce mouvement devant des ouvriers dans l'Oise soulignant

que "c'est normal dans une démocratie", ajoutant que "les emplois en cause, ce

ne sont pas les emplois de la fonction publique, c'est les emplois de l'industrie,

de l'entreprise, c'est ceux qui sont exposés à la concurrence".

L'ancien ministre PS de l'Education Jack Lang a apporté mardi son soutien aux

grévistes, en dénonçant les "médecins de Molière qui sont au pouvoir, dont (...)

la thérapie est la purge, la saignée, la démolition".

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