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Manifestations de policiers à Grasse et Nice

Par Anne Le Hars (avec AFP)

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Affaire Ajimi: Itw L. Martin de Frémont / Policier

Des policiers se sont rassemblés ce mardi devant l'hôtel de police de Grasse et un commissariat de Nice en solidarité avec deux agents de la brigade anticriminalité (BAC), condamnés à des peines de prison avec sursis. Interview de L. Martin de Frémont, délégué départemental adjoint Unité SGP Police

 

 

 

 

Des policiers se sont rassemblés ce mardi devant l'hôtel de police de Grasse et un commissariat  de Nice en solidarité avec deux agents de la brigade anticriminalité (BAC), condamnés à des peines de prison avec sursis après la mort d'un jeune homme, Hakim Ajimi, lors d'une interpellation.

Quelque 200 policiers de Grasse, mais aussi de Cannes, Antibes, Cagnes-sur-Mer et Nice étaient présents devant le commissariat de Grasse, à l'appel de plusieurs syndicats de gardiens de la paix, selon les autorités. Une banderole "Soutien à la BAC de Grasse" a été déposée sur les marches du commissariat, puis sur le rond-point en face de l'édifice.


Quatre-vingts agents de différents services de police de Nice se sont également brièvement rassemblés, sans slogan ni banderole, devant le commissariat des Moulins, dans l'ouest de la ville.

 "Nous venons faire part de notre solidarité et de notre colère, après cette condamnation, car ça peut arriver à chacun d'entre nous. Aujourd'hui, les policiers sont paumés: qu'on nous dise ce qu'on doit faire face à un individu violent!", a lancé Laurent Martin de Frémont, secrétaire départemental adjoint du syndicat Unité SGP Police (majoritaire), présent à Grasse.

La veille, l'ensemble des policiers qui composent la BAC du commissariat de la ville ont démissionné de leur service en soutien à leurs collègues condamnés vendredi, a confirmé mardi leur hiérarchie.

"Ils estiment que leur sécurité n'est plus assurée, puisqu'ils ne sont plus couverts par l'administration dans le cas d'interpellations violentes", a précisé à l'AFP le commandant Bruno Patizel, leur supérieur, estimant qu'il y avait désormais "un gros doute chez les policiers, notamment à la BAC".


Selon Laurent Laubry, secrétaire départemental du syndicat Alliance, également présent à Grasse, les deux agents de la BAC ont été condamnés "alors qu'ils n'ont fait qu'appliquer des règles d'intervention enseignées à l'école de police". Dans ces conditions, "comment les fonctionnaires peuvent-ils continuer à travailler?", s'est interrogé le syndicaliste.

"Quand un policier enfreint une règle, il est normal qu'il soit condamné, mais là, ce n'est pas le cas", a-t-il poursuivi. "On sait parfaitement que la règle (d'intervention utilisée dans le cas d'Hakim Ajimi, ndlr) comporte des risques mais elle est légale. Et si elle est dangereuse, c'est à l'administration de la retirer pour qu'elle ne soit plus appliquée".

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Isabelle Colombani(83)

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