Marseille: en temps réel la visite de N Sarkozy

© (ERIC FEFERBERG / AFP)
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La chancelière et le président participent parc Chanot au congrès du parti populaire européen.

Par Xavier COLLOMBIER

10h00 - Le président Nicolas Sarkozy se rend
au congrès du Parti Populaire Européen (PPE) et déjeune à 12h00 avec les chefs d'Etats et de gouvernements européens participant au congrès parc Chanot. Angela Merkel participe également au congrès.

Le président rencontrera également les policiers marseillais après les différents faits-divers et la série des braquages et réglements de comptes de ces dernières semaines dans l'agglomération marseillaise.

La couverture en temps réel

En attendant le sommet de Bruxelles

Les dirigeants de l'Union européenne (UE) se préparent jeudi 8 décembre à un sommet de tous les dangers  à Bruxelles. Les 27 pays membres ne se sont toujours pas mis d'accord sur la réponse immédiate à apporter à la crise de la dette, et notamment sur la révision des traités voulue à terme pour renforcer la discipline budgétaire.

Intransigeance de l'Allemagne sur toute implication de la Banque centrale européenne (BCE), conditions posées par la Grande-Bretagne à une révision de traité, les sujets de discorde ne manquent pas alors que le temps presse. L'agence de notation Standard & Poor's vient d'abaisser la perspective de l'ensemble de l'UE et face à l'aggravation de la situation et les Etats-Unis s'inquiètent. Le président américain Barack Obama s'est encore entretenu mercredi avec la chancelière allemande Angela Merkel.

L'Allemagne et la France veulent un nouveau traité plus strict

Parmi les sujets épineux sur la table: le changement de traité voulu à tout prix par l'Allemagne et la France. Le couple franco-allemand souhaite graver dans le marbre une nouvelle discipline budgétaire passant notamment par des "règles d'or" pour tous les pays, des sanctions financières quasi-automatiques contre les Etats laxistes et un droit de regard accru de l'UE sur les projets de budgets nationaux.

Certains pays veulent mettre en place des mesures à court terme, en renforçant les pare-feux financiers de la zone euro. Ils plaident pour accroître pour accroître sous une forme ou une autre les moyens du mécanisme de secours de l'Union monétaire, en permettant à la BCE d'intervenir directement. La France y est favorable, l'Allemagne refuse.

Le Royaume-Uni veut des contreparties

Autre question délicate, le périmètre d'une éventuelle réforme. Cette dernière pourrait n'inclure que les 17 pays de la zone euro. En effet,  pour donner son accord à un changement des traités, le Royaume-Uni semble vouloir des contreparties difficilement acceptables par ses partenaires. Paris et Berlin semblent du coup prêts à un accord au sein uniquement de la zone euro, au risque d'élargir le fossé en Europe.

L'idée au final est de donner des gages à l'Allemagne et à la BCE pour que cette dernière accepte d'en faire plus dans la résolution de la crise de la dette. Son président a laissé entendre qu'il pourrait le faire au cas où "un pacte budgétaire" est bien adopté par la zone euro. La banque de Francfort tient aussi dans la journée sa réunion mensuelle et pourrait baisser ses taux.

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