Merkel et Sarkozy en VRP du compromis européen

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Galop d'essais à Marseille pour les deux chefs d'Etat avant le sommet de la "dernière chance" à Bruxelles.

Par Xavier COLLOMBIER avec FTVEN

"Pas de seconde chance" : Pour Nicolas Sarkozy il faut trouver un accord dès vendredi au sommet de Bruxelles. Pour le président Français il n'y aurait pas de seconde chance pour sauver et l'Europe et l'Euro.

 "Il faut décider tout de suite. Plus nous tarderons à prendre cette décision, plus elle sera coûteuse, moins elle sera efficace (...) si vendredi nous n'avons pas un accord, nous n'aurons pas de seconde chance", a-t-il lancé.
 "Jamais l'Europe n'a été aussi nécessaire, jamais elle n'a été aussi en danger (...) jamais le risque d'explosion de l'Europe n'a été aussi grand", a dramatisé Nicolas Sarkozy, "nous avons quelques semaines pour décider parce que le temps travaille contre nous".

Le projet franco-allemand:


 La France et l'Allemagne doivent soumettre jeudi soir aux 27 un projet de révision des traités qui renforce la discipline budgétaire imposées aux Etats, ainsi que l'exigeait la chancelière allemande Angela Merkel, et prévoit des mécanismes de "solidarité" pour aider les pays en difficulté.


 Ce sommet doit permettre d'éteindre l'incendie provoqué par la crise grecque qui s'est propagé à toute l'Europe. Les avertissements de l'agence de notation Standard and Poor's, qui menace de dégrader la note des pays de la zone euro et s'en est pris mercredi à l'UE dans son ensemble et à ses banques, ont encore accru la pression sur les dirigeants européens.

 

 


La chancelière veut un accord à 27:

Angela Merkel à Marseille devant les euro-députés issus comme elle du clan conservateur s'est lancée dans un plaidoyer européen avec le secret espoir d'obtenir un compromis à 27 autour du projet de révision des traités proposé par la France et l'Allemagne visant à renforcer la discipline budgétaire des Etats membres de l'Union.

Les regards étaient aussi tournés vers Francfort, où la Banque centrale européenne (BCE) tenait son conseil des gouverneurs. Comme attendu, elle a donné un peu d'air aux économies européennes en abaissant ses taux d'un quart de point à 1%, et en prenant des mesures de soutien au secteur bancaire.
 Mais son président, Mario Draghi, a immédiatement douché les espoirs d'une intervention massive sur le marché de la dette, que beaucoup d'économistes et de responsables européens considèrent pourtant comme la meilleure réponse de courtterme à la crise.

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