Première victime de la prothèse mammaire PIP (83)

Cette marseillaise était porteuse d'une prothèse Poly Implant Prothèse, entreprise 83 mise en liquidation judiciaire

Par Yves LEBARATOUX (avec AFP)

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1ère victime de la prothèse mammaire PIP (83)

Une femme, ancienne porteuse des prothèses mammaires Poly Implant Prothèse (PIP), une entreprise du Var mise en liquidation judiciaire et dont le patron est soupçonné de fraude, est décédée

Une femme, ancienne porteuse des prothèses mammaires Poly Implant Prothèse (PIP), une entreprise du Var mise en liquidation judiciaire et dont le patron est soupçonné de fraude, est décédée.

"C'est avec une profonde tristesse et une colère non dissimulée que l'association PPP vous annonce le premier décès parmi les victimes PIP", affirme l'association des Porteuses de Prothèses PIP (PPP) dans un communiqué.

Elle ajoute qu'"Edwige, ancienne porteuse de prothèses mammaires défectueuses PIP rompues, (qui) avait contracté au contact des implants un lymphome", est décédée lundi.   
La présidente de l'association, accompagnée du médecin-expert de l'association, le Dr Dominique-Michel Courtois, sera reçue le 14 décembre au ministère de la Santé "pour y exposer les faits et exiger des solutions adaptées".

Une enquête préliminaire du pôle santé du parquet de Marseille avait été ouverte en mars 2010, parallèlement au retrait du marché de prothèses défectueuses par l'Agence des produits de santé (Afssaps) et à la mise en liquidation judiciaire de PIP.
L'affaire avait été révélée fin mars quand l'Afssaps avait suspendu l'utilisation des prothèses mammaires à base de gel de silicone fabriquées par PIP.

En cause : un taux de rupture anormal, de l'ordre du double en termes de fréquence comparé aux autres fabricants, sachant que les implants ont habituellement une durée de vie d'une dizaine d'années. Selon les éléments recueillis sur le site par les enquêteurs, PIP utilisait un gel de silicone différent de celui qui avait été déclaré aux autorités sanitaires.
Des inspecteurs dépêchés sur place avaient repéré des fûts de matière première suspects et recueilli des confidences de salariés.

Il a depuis été établi que le silicone utilisé n'était pas destiné à un usage médical, mais industriel, d'où une gélification favorisant les fuites à travers l'enveloppe de l'implant et pouvant la fragiliser jusqu'à la rupture.

Le nombre de femmes porteuses de prothèses PIP est évalué en France à 30.000, alors qu'une grande partie de la production de la société, un temps troisième fabricant mondial, a aussi été exportée, notamment en Grande-Bretagne et en Espagne.
Quelque 1.400 plaintes ont été déposées auprès du procureur de la République de Marseille par des femmes porteuses de ces implants. 

Nora Berra confirme que la Sécu prendra en charge :  

La secrétaire d'Etat à la Santé, Nora Berra, a confirmé que les frais médicaux et chirurgicaux des femmes porteuses d'implants mammaires défectueux de la société Poly Implant Prothèse (PIP) étaient pris en charge par l'assurance maladie.
"L'explantation est prise en charge par l'assurance maladie, c'est acté. De la même manière que la réimplantation dans le cadre de la reconstruction mammaire suite au cancer du sein", a expliqué Nora Berra.
"Le suivi de ces femmes, puisqu'il y a un guide d'aide à la décision diffusé à l'ensemble des professionnels, qui préconise une consultation tous les six mois avec une échographie mammaire, est pris en charge par l'assurance maladie", a-t-elle ajouté en marge d'une visite à la maternité du CHU de Bordeaux, signataire de la charte "Maternité sans tabac".
En septembre 2010, Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, avait assuré que l'assurance maladie prendrait en charge les frais des victimes.
L'association des Porteuses de Prothèses PIP (PPP), une association de victimes sera reçue le 14 décembre au ministère de la Santé.
Une enquête préliminaire du pôle santé du parquet de Marseille avait été ouverte en mars 2010, parallèlement au retrait du marché de prothèses défectueuses par l'Agence des produits de santé (Afssaps) et à la mise en liquidation judiciaire de PIP.
L'affaire avait été révélée fin mars quand l'Afssaps avait suspendu l'utilisation des prothèses mammaires à base de gel de silicone fabriquées par PIP, à cause d'un taux de rupture anormal.
Selon les éléments recueillis sur le site par les enquêteurs, PIP utilisait un gel de silicone différent de celui qui avait été déclaré aux autorités sanitaires.
Il a depuis été établi que le silicone utilisé n'était pas destiné à un usage médical, mais industriel.
Le nombre de femmes porteuses de prothèses PIP est évalué en France à 30.000 et quelque 1.400 plaintes ont été déposées auprès du procureur de la République de Marseille par des femmes porteuses de ces implants.
 
Ouverture d'une information judiciaire pour homicide involontaire :

Le parquet de Marseille, qui a reçu plus de 2.000 plaintes de porteuses de prothèses mammaires PIP, va ouvrir une information judiciaire pour "blessures et homicide involontaire".
Une femme de 53 ans, ancienne porteuse de ces implants fabriqués par la société varoise Poly Implant Prothèse (PIP) qui utilisait du silicone industriel à usage non médical, est décédée lundi à Marseille d'un lymphome sans que l'on puisse pour l'heure établir formellement un lien de cause à effet, selon l'Agence des produits de santé (Afssaps).
Pour la soeur de la victime toutefois, Katia Colombo, qui a annoncé son intention de déposer plainte pour homicide involontaire, ce lien ne fait aucun doute : selon le certificat médical de l'oncologue, le lymphome est apparu au contact de la prothèse, explique-t-elle.
L'Institut Paoli-Calmettes, où Mme Ligoneche est décédée, a précisé que celle-ci souffrait du "lymphome anaplasique à grandes cellules" (ALCL), avec "antécédents
de complications sur des prothèses mammaires
".

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