Seconde et dernière journée du sommet du G20

La réunion des 20 principales puissances de la planète reste dominée par la crise de la zone euro et de la Grèce

Par Yves LEBARATOUX (avec AFP)

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G20 : Les hôpitaux du Var en alerte

Le G20 mobilise tous les services de l'Etat. Même les hôpitaux. Ceux du Var sont ainsi en alerte. Ils se sont préparés depuis plusieurs mois à faire face à tous les risques sanitaires possibles, comme au centre hospitalier de Font-Pré

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G20 : Cannes, camp retranché

Pendant que les grands de ce monde discutent, Cannes a pris des allures de camps retranché. tous les périmètres autour du palais de Festivals sont activés. Le badge est obligatoire pour rentrer dans le centre ville.

L'urgence grecque chamboule tous les efforts de la présidence française pour obtenir, de la part des grandes puissances émergentes, une participation claire à l'effort contre les risques de nouvelle récession et une contribution financière au fonds de secours de la zone euro.

TAXES SUR TRANSACTIONS FINANCIERES : DANS LE DEBAT, MAIS SANS CONCRETISATION :  

L'idée d'une taxe sur les transactions financières a gagné, pendant un sommet en France des dirigeants des 20 premières puissances mondiales, une place dans le débat public sans cependant voir le début d'une concrétisation qu'espéraient Paris et Berlin.


Désormais, un certain nombre de pays ont rejoint "le combat" de la France, a fait valoir le président français Nicolas Sarkozy, se félicitant que cette nouvelle taxe, indispensable selon lui pour contribuer au financement du développement, soit désormais bien ancrée sur la place publique.
"On partait d'une situation de blocage absolu, désormais la taxe est un élément du débat", a-t-il fait valoir.

Il a cité la Commission européenne, l'Allemagne, l'Espagne, l'Argentine, l'Union africaine, l'Ethiopie, l'Afrique du Sud et le secrétaire général des Nations unies, comme soutenant les efforts franco-allemands, relancés à la mi-août, pour cette nouvelle taxe. Même le Brésil "nous a dit son intérêt pour la démarche", a précisé le chef d'Etat français.
Au regard des attentes, le résultat est cependant pour le moins très modeste.
Paris espérait qu'à l'occasion du sommet du G20, un "groupe pilote" de pays approuve officiellement le principe de la création d'une telle taxe, qui pourrait rapporter plusieurs dizaines de milliards d'euros par an.
Le soutien de l'Américain Bill Gates, chargé d'un rapport sur les financements innovants destinés à l'aide au développement, avait été perçu comme un encouragement par les promoteurs de l'idée d'une nouvelle taxe.

Dans le communiqué final, une simple petite mention est faite du sujet, enjeu, selon Paris, de discussions ardues avec plusieurs membres qui ne voulaient même pas à l'origine en entendre parler, comme les Etats-Unis, la Chine, le Canada, la Russie et la Grande-Bretagne.
"Nous prenons note des initiatives dans certains de nos pays pour taxer le secteur financier pour des objectifs divers, dont une taxe sur les transactions financières, pour, entre autres, aider le développement", dit le texte.
Certaines organisations non gouvernementales ne s'y sont pas trompées, en déplorant l'absence de progrès plus importants à la faveur du sommet du G20.
"Alors que les associations espéraient que Nicolas Sarkozy annoncerait au G20 le lancement concret d'une taxe sur les transactions financières par une coalition de pays pionniers, au final le seul résultat est la présentation d'un groupe de pays soutenant" ce projet. "C'est une grande déception", a réagi Francesca Belli
de l'ONG Aides.
D'autres représentants d'ONG se sont montrés plus mesurés, comme Luc Lamprière, d'Oxfam France, qui a préféré relever que le communiqué du G20 établissait "clairement un lien" entre la taxe et le développement, ce qui n'était pas acquis d'avance.
L'affectation du produit de cette taxe reste en effet très incertaine et continue de diviser, y compris ses promoteurs. La Commission européenne lorgne ainsi sur ses recettes pour alimenter les budgets européens, voire permettre d'alléger la dette des pays membres, alors que la France entend les consacrer "en majorité", a dit Nicolas Sarkozy, à l'aide au développement.
La France "se battra" pour que la nouvelle taxe soit mise en service "dès l'année 2012" au sein de l'Union européenne, a-t-il promis.

Mais dans cette enceinte, deux pays y sont cependant très opposés, la Grande-Bretagne et la Suède.
 
ABANDON DU REFERENDUM GREC MAIS ITALIE MISE SOUS SURVEILLANCE :

Les dirigeants du G20 qui cherchent à éviter coûte que coûte une propagation de la crise grecque, toujours possible malgré l'abandon du référendum, ont décidé de placer l'Italie sous surveillance du FMI et convenu de mesures cherchant à éviter au monde une nouvelle récession.

La Grèce a certes officiellement renoncé à son projet de référendum sur le plan de sauvetage de ce pays, qui avait plongé lundi l'avenir de la zone euro dans l'incertitude et provoqué la stupeur des partenaires de l'Europe au sein du G20.
Mais entre temps, la pression des marchés s'est accentuée sur l'Italie, troisième économie de la zone euro, quatrième emprunteur dans la monde, et principale cible des investisseurs en cas de propagation de l'incendie.
Ce pays sera dorénavant sous surveillance du Fonds monétaire international (FMI), qui va contrôler, aux côtés de la Commission européenne, ses engagements budgétaires, a-t-on assuré de sources européennes concordantes.

Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a accepté ce rôle du FMI, selon ces sources, qui évoquent une surveillance "stricte" de la mise en oeuvre des mesures de réduction du déficit public du pays.
Rome a donné une version légèrement différente : l'Italie n'a pas accepté une "surveillance" formelle par l'institution de Washington mais est prête à lui demander des "conseils", ou des "avis", selon une source gouvernementale italienne.
Les Européens espèrent ainsi renforcer leur crédibilité, mise à mal par la crise grecque, face à leurs partenaires amércain et des pays émergents.


REPRISE DU SOMMET DU G20 POUR UNE SECONDE ET DERNIERE

JOURNEE:

Le sommet du G20 a repris ses travaux pour sa seconde et dernière journée avec au programme une série de sessions sur la régulation financière, les paradis fiscaux, les prix des matières premières ou la lutte contre la corruption.
La réunion des 20 principales puissances économiques de la planètes reste cependant dominée par la crise de la zone euro et de la Grèce.

La première journée s'est achevée par la mise sous surveillance de l'Italie. Ses engagements en matière de réduction de déficits publics seront scrutés par le Fonds monétaire international et la Commission européenne.

Le sommet de Cannes s'achèvera par un déjeuner qui mettra la dernière main à sa déclaration finale. Ce déjeuner sera aussi l'occasion d'une passation de pouvoirs entre la France, qui assure la présidence tournante de ce groupe de pays riches et émergents depuis novembre 2010, et le Mexique qui l'assurera pour un an.

GEORGE PAPANDREOU PRET A RETRER SON PROJET DE REFERENDUM SUR L'EURO :

Le Premier ministre grec Georges Papandréou s'est affirmé prêt à retirer son projet de référendum sur l'euro en affirmant que la question de la participation de la Grèce à la zone euro ne se posait pas,  a indiqué un communiqué de ses services.


"Même si nous n'allons pas à un référendum, qui n'a jamais été une fin en soi (...), je salue la position du parti de l'opposition de la droite" qui s'est dit prêt à ratifier au parlement l'accord de la zone euro du 27 octobre, a indiqué George Papandréou au conseil des ministres.

Il a souligné que "la question de la participation de la Grèce à la zone euro allait de soi" et que "l'enjeu était d'assurer la mise en oeuvre du plan anti-crise élaboré par la zone euro à Bruxelles la semaine dernière".

"Si on ne respecte pas nos engagements, c'est là que cette question serait en jeu".

Le Premier ministre s'est dit prêt "à parler avec le chef de la droite : Antonis Samaras pour avancer sur la base d'un (gouvernement) de consensus".

Il a proposé que deux de ses proches, "le ministre des Transports Dimitris Reppas
et son conseiller Nikos Athanassakis se chargent des négociations avec des responsables du parti de droite sur cette base
".
"Je crois en ce moment historique que les partis politiques peuvent se mettre
d'accord
", a souligné George Papandréou.

Deux heures auparavant, M. Samaras avait proposé la formation d'un gouvernement
de transition qui aurait comme mission d'abord la ratification de l'accord européen avant   le déroulement d'élections législatives anticipées.
"Là où on en est arrivé avec la politique du gouvernement (socialiste), le nouvel
accord sur la poursuite de l'aide à la Grèce est inévitable et il faut le garantir
",
a déclaré Antonis Samaras.


LA GRECE SOMMEE DE DIRE SI ELLE VEUT RESTER OU NON DANS LA ZONE EURO :

Les Européens ont sommé mercredi soir la Grèce de dire, lors de son référendum début décembre, si elle veut rester dans la zone euro, et ont décidé de lui couper les vivres tant qu'elle n'aura pas appliqué le plan de sauvetage de la zone euro.


"Il est clair que la question qui se trouve posée, c'est celle de l'avenir européen de la Grèce. La Grèce veut elle rester ou non dans le zone euro ?", a déclaré devant la presse le président français Nicolas Sarkozy, au terme d'un mini-sommet de crise à avec les principaux dirigeants européens et le Fonds monétaire international (FMI), auquel le Premier ministre grec Georges Papandréou avait été convoqué.
"Nous le souhaitons très vivement et nous ferons tous nos efforts pour que cela soit possible", "mais c'est au peuple grec de répondre à cette question et c'est sur cette question qu'il devrait se prononcer si un référendum devait être organisé", a ajouté le chef de l'Etat français, qui doit présider aujourd'hui et demain un sommet du G20 parasité par la crise grecque.
C'est la première fois qu'une sortie d'un Etat de l'Union monétaire assortie de sa banqueroute, solution jusqu'ici totalement taboue, est aussi explicitement envisagée.
"Si le peuple grec dit qu'il ne souhaite pas" que son pays reste dans la zone euro, "nous le respecterons mais nous n'abandonnerons pas l'euro", a assuré la chancelière allemande Angela Merkel, lors de cette conférence de presse commune avec le président français. "Nous (y) sommes préparés", a-t-elle ajouté.
Georges Papandréou a confirmé que "l'enjeu" était "clairement" l'appartenance de son pays à la zone euro. Il n'a toutefois pas précisé l'intitulé de la question qui serait posée aux Grecs.

Nicolas Sarkozy a aussi prévenu que les Européens et le FMI ne pourraient pas "verser le moindre centime" à la Grèce tant qu'elle n'aura pas "adopté l'ensemble" du plan anti-crise européen et tant que "toute incertitude sur l'issue du référendum" n'aura pas été "levée".
La menace financière a également été agitée par la directrice générale du Fonds, Christine Lagarde, qui ne recommendera à son institution le déblocage de l'argent promis à Athènes que lorsque "le référendum sera achevé, et toutes les incertitudes levées".

La Grèce attend le versement, par les Européens et le FMI, de huit milliards d'euros issus du prêt de 110 milliards d'euros au total du premier plan d'aide décidé en mai 2010. Elle en a besoin pour continuer à payer ses fonctionnaires et faire face à ses prochaines échéances de remboursement de sa dette.

Selon plusieurs sources, les caisses de l'Etat grec seront vides d'ici décembre.
Alors que le référendum était initialement envisagé pour janvier, Georges Papandréou a donc annoncé qu'il pourrait avoir lieu le 4 décembre, dans un mois.
Un responsable gouvernemental européen prévient: un "non" grec serait "malheureux pour la Grèce, car leur sort en dehors de la zone euro serait bien pire que les solutions qu'on leur propose aujourd'hui. Mais s'ils le décident, eh bien, qu'ils en sortent !"
Lançant un "appel urgent et vibrant en faveur de l'unité nationale" en Grèce, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a aussi prévenu que les conséquences d'un rejet du plan "seraient imprévisibles", surtout pour les plus vulnérables.
Les Européens doivent se retrouver à nouveau ce matin, avec les dirigeants italien et espagnol, pour coordonner leur position avant le sommet des 20 principaux pays riches et émergents de la planète.
Premier pays en ligne de mire des marchés en cas de contagion de la crise grecque, l'Italie a adopté mercredi soir au cours d'un conseil des ministres extraordinaire de nouvelles mesures anti-crise qu'il compte présenter au G20.
La décision grecque a bouleversé toute la stratégie du G20. L'ambition initiale de ce sommet de Cannes était d'éviter au monde de replonger dans le marasme économique.

Les Européens comptaient y présenter à leurs partenaires leur plan de sortie de crise adopté la semaine dernière à Bruxelles, dont le but était aussi de rétablir la confiance et de rassurer les Etats-Unis et les pays émergents, inquiets de voir les problèmes européens stopper la croissance mondiale.

Mais la mise en oeuvre de ce plan est désormais menacée par un "non" au référendum grec.

L'urgence grecque chamboule aussi tous les efforts de la présidence française du G20 pour obtenir, de la part des grandes puissances émergentes, une participation claire à l'effort contre les risques de nouvelle récession et une contribution financière au fonds de secours de la zone euro. Ces derniers, Chine en tête, demandaient aux Européens de ramener le calme sur les marchés avant de se prononcer.
Une source proche de la présidence française du G20 a toutefois assuré que Pékin abordait le sommet de jeudi et vendredi "avec un esprit très ouvert", malgré le problème grec.
Le président chinois Hu Jintao, qui a dîné hier soir avec Nicolas Sarkozy lors d'une pause du mini-sommet sur la Grèce, a déclaré que c'était "surtout à l'Europe de régler le problème de sa dette", tout en se disant confiant dans la capacité du Vieux Contient à faire face.

NICOLAS SARKOZY, MAITRE DE CEREMONIE TRES REMONTE :

La décision grecque de soumettre l'accord de Bruxelles à référendum s'est trouvée au coeur d'entretiens pour le moins tendus.

La zone euro a brutalement replongé dans l'instabilité après l'annonce surprise
d'un référendum en Grèce, un coup de poker qui menace la survie du gouvernement
grec et le plan de sauvetage sur lequel les partenaires européens d'Athènes s'étaient
mis d'accord jeudi dernier.

Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, se rencontreront cet après-midi à Cannes et recevront le premier ministre grec : George Papandréou. Ils se sont d'ores et déjà déclarés  "déterminés" à faire appliquer le plan de sauvetage de la Grèce malgré l'annonce de référendum.

Coup de poker grec

La zone euro a brutalement replongé dans l'instabilité mardi après l'annonce surprise d'un référendum en Grèce, un coup de poker qui menace la survie du gouvernement grec et le plan de sauvetage sur lequel les partenaires européens d'Athènes s'étaient mis d'accord jeudi dernier.

Stupeur et indignation dominaient les réactions en Europe et dans le monde à l'annonce surprise, lundi soir, de ce référendum sur le plan de sauvetage par le Premier ministre grec George Papandréou, car un "non" des électeurs grecs pourrait être un prélude à une faillite du pays qui menacerait la viabilité de la zone euro.
Réuni en session extraordinaire dans la nuit de mardi à mercredi, le cabinet grec a approuvé "à l'unanimité" la tenue de ce référendum et la décision du Premier ministre de demander vendredi un vote de confiance du parlement, a indiqué le porte-parole du gouvernement Elias Mossialos.

"Le référendum fournira un mandat clair, mais aussi un message clair à l'intérieur et à l'extérieur de la Grèce sur notre engagement européen et notre appartenance à l'euro", a déclaré George Papandréou lors de la réunion d'urgence du cabinet, selon un communiqué du gouvernement.
"Nous devons faire en sorte que les choses soient claires à tous points de vue, et je dirai au G20 qu'il leur faudra finalement adopter des politiques qui garantissent que la démocratie soit maintenue au-dessus des appétits des marchés", selon le communiqué.
Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, qui se rencontreront cet-après à Cannes se sont déclarés mardi "déterminés" à faire appliquer
le plan de sauvetage de la Grèce malgré l'annonce de référendum.

Image d'archives

George Papandréou, dont la majorité au parlement fond comme neige au soleil, se rendra aussi à Cannes aujourd'hui, où il doit rencontrer les dirigeants allemand et français, ainsi que ceux de l'Union européenne et du Fonds monétaire
international.
L'accord européen du 27 octobre prévoit que les banques créancières de la Grèce acceptent de réduire de moitié la valeur des obligations de dette grecque qu'elles détiennent, ainsi que la poursuite du soutien financier des Etats européens à la Grèce, écrasée par sa dette et par la récession causée par les plans d'austérité successifs.
En échange, il prévoit un renforcement du contrôle des créanciers sur la marche budgétaire du pays, une accélération du programme de privatisations et la poursuite des sévères mesures d'austérité débutées en 2010.
L'accord est "la seule voie possible pour résoudre le problème de la dette grecque", a martelé Nicolas Sarkozy à l'issue d'une réunion interministérielle à l'Elysée.

Le message que les deux poids lourds de la zone euro doivent adresser mercredi
à George Papandréou est brutal, mais limpide. "Il a le droit de faire un référendum, mais avant Noël et uniquement pour poser la question de l'appartenance à la zone euro", a commenté une source proche du gouvernement français, "et s'ils disent +non+, eh bien qu'ils en sortent".
S'il a lieu, le référendum devrait se tenir en janvier et serait le premier dans le pays depuis celui qui avait aboli la monarchie en 1974.
A Athènes, la fronde de plusieurs parlementaires socialistes, dont l'une a réclamé un gouvernement "de salut national" pour garantir l'exécution du plan de sauvetage, a réduit à 152 sur 300 le nombre de députés acquis à George Papandréou.
Au milieu de cette crise politique qui pourrait entraîner la chute du gouvernement, la Grèce a annoncé hier un changement de tout son état-major militaire.

Dans la zone euro, toutes les Bourses ont dévissé mardi, les actions des banques subissant une descente aux enfers. A la clôture, Paris a lâché 5,38%, Francfort 5%, Milan 6,80%, Madrid 4,19%. Athènes a plongé de 6,92%.
Londres a terminé sur un recul de 2,21%, Wall Street creusait ses pertes à la mi-journée, et l'euro se dépréciait fortement face au dollar. La bourse de Tokyo a dévissé de 1,93% à la mi-séance et celle de Hong Kong a ouvert en baisse de 1,77%.
Le coup de poker de George Papandréou a "pris les marchés par surprise et les a choqués", a estimé à Paris la société de courtage IG Market.
L'Italie, de plus en plus dans le collimateur des marchés, a vu ses taux sur le marché de la dette s'envoler. Rome a promis à Bruxelles de présenter les grandes lignes d'un plan ambitieux de relance de la croissance d'ici au 15 novembre.

"Je ne peux pas exclure" une faillite de la Grèce en cas de non au référendum, a averti le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe.
Il a confirmé que George Papandréou avait "pris sa  décision sans en informer ses collègues européens".
Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a comparé le référendum à "un coup de dés"."Si cela échoue, ce sera le bazar!", a-t-il mis en garde.

La Maison Blanche a réagi avec plus de prudence, le porte-parole du président américain Barack Obama se contentant de dire que cette annonce surprise "renforçait l'idée que les Européens doivent expliquer davantage et appliquer rapidement les décisions qu'ils ont prises la semaine dernière".
A Bruxelles, les présidents de l'UE, Herman Van Rompuy, et de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, ont dit avoir "pleine confiance" dans le respect par la Grèce de ses engagements à l'égard de la zone euro.

Dans un communiqué commun, les deux principaux dirigeants de l'UE ont estimé que le plan conclu à l'arraché dans la nuit du 26 au 27 octobre à Bruxelles, qui prévoit une recapitalisation des banques européennes afin qu'elles puissent réduire de 50% leurs créances sur la Grèce, était "le meilleur" pour Athènes.

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