SNCF Côte d'Azur : TER-TGV ont été très perturbés

Les contrôleurs Nice-Marseille décident de lever l'exercice de leur droit de retrait. Retour à la normale progressif

Par Yves LEBARATOUX

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SNCF Côte d'Azur : TER et TGV très perturbés

L'état de santé du contrôleur poignardé hier entre Lyon et Strasbourg s'est stabilisé, il reste gravement blessé. Dans notre région comme dans toute la France, le droit de retrait a été massivement suivi. Seul 1 train sur 4 circule, TER ou TGV

L'état de santé du contrôleur poignardé hier entre Lyon et Strasbourg s'est stabilisé, il reste gravement blessé. Dans notre région comme dans toute la France, le droit de retrait a été massivement suivi.  Seul 1 train sur 4 circule, TER ou  TGV; la profession dénonce une augmentation de la fraude et de l'insécurité à bord des trains.

Le trafic était très perturbé vendredi sur le réseau SNCF avec 1 TER sur 4 et 1 TGV sur 3, à la suite de l'agression à coups de couteaux d'un contrôleur qui, selon le président de la SNCF Guillaume Pepy, était toujours dans un état grave, mais stabilisé.
"Il est dans un état grave, mais stabilisé", a déclaré sur RTL le patron des cheminots qui, tout en faisant part d'une "émotion très grande" à la SNCF, a néanmoins appelé les agents "à ne pas pénaliser davantage les usagers parce que quelqu'un de déséquilibré a commis un acte fou qui est rarissime".

De très nombreux agents ont fait valoir le droit de retrait à la suite de la violente agression commise hier dans un train circulant entre Lyon et Strasbourg.
 Guillaume Pepy a indiqué qu'il recevrait les syndicats dans la matinée et des assemblées générales de cheminots sont également prévues.
Gilbert Garrel, secrétaire général de la CGT-cheminots, a déclaré ce matin sur France Info : "La position de la CGT est claire: ne pas instrumentaliser un événement tragique et nous associer à la douleur du collègue agressé".
"Mais il faut aujourd'hui que les directions dans les établissements, dans les régions, rencontrent les organisations syndicales, discutent des conditions de travail, discutent de l'équipement des trains, discutent de la déshumanisation des gares et des trains que nous déplorons", a poursuivi le responsable du premier syndicat de cheminots.

Ce matin, le trafic était fortement perturbé sur une grande partie du réseau, mais les réseaux Transilien (Ile-de-France), Eurostar et Thalys semblaient épargnés.
La SNCF annonce un TER sur quatre et 1 TGV sur 3 mais avec "de fortes disparités selon les régions et les axes".
"Les perturbations sont plutôt concentrées sur le sud-est et le nord et plutôt moins sur l'Atlantique", a précisé Guillaume Pepy.
"Les évolutions de trafic seront précisées en fonction des reprises de travail constatées dans la matinée", indique l'entreprise qui invite les voyageurs à emprunter un autre moyen de transport dans la mesure du possible ou à reporter leur voyage.

Un numéro vert gratuit a été mis à la disposition du public (0 805 90 36 35).


Pour les voyageurs qui reporteraient leur voyage, tous les billets pourront être remboursés.
Les billets seront "remboursables ou échangeables sans aucun frais, quel que soit le type", a assuré Guillaume Pepy.
"Nos clients comprendront ce qui s'est produit depuis hier (jeudi) et les perturbations qu'ont subi les trains si les contrôleurs savent se remettre rapidement au service des clients", a-t-il avancé.
Assurant que la "sécurité des agents et des voyageurs" était "la priorité absolue de la SNCF", Guillaume Pepy a enfin rappelé que l'agression du contrôleur était un "acte fou" et "rarissime" qui "aurait pu se produire partout ailleurs".
"Quand un contrôleur de la SNCF est agressé avec une violence inouïe, c'est tout la SNCF qui se sent agressée", a-t-il fait valoir.

Le contrôleur, basé à Strasbourg, a été blessé de plusieurs coups de couteaux et opéré à l'hôpital de Besançon.
Secrétaire régional du syndicat CGT en Paca, Laurent Delours a déclaré à l'AFP : "Le but n'est pas de s'installer dans ce droit de retrait. On peut supposer que nous serons en capacité de nous remettre au travail, même si l'émotion est grandissante et qu'il faut vraiment régler les problèmes de sécurité à bord des trains".

Les contrôleurs de Nice et Marseille ont également décidé de lever l'exercice de leur droit de retrait après des assemblées générales, selon le syndicat CGT, qui précise que le trafic doit revenir à la normale progressivement.

Voir le reportage ci-joint : Jean-Bernard Vitiello : Journaliste

                                            Didier Beaumont : Journaliste Reporteur d'images

                                            Nathalie Brancato : Monteuse
 

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