• L'actu en vidéos
  • SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS

Toulon 2 : “la peur est revenue” N Sarkozy

52 minutes de discours sur la crise, l'euro, l'Europe et un nouveau traité au menu de Toulon 2.

Par Xavier COLLOMBIER

La peur: "la peur est revenue" "la peur pour la France de perdre la maîtrise de son destin" c'est le préalable d'un discours de 52 minutes.. suivra un long verbatim de son discours il y a trois ans en pleine crise des subprimes le fameux Toulon 1.

"La crise est un révélateur de nos faiblesses": en clair la France doit "briser le doute sur sa capacité à rembourser nos dettes", dans la ligne de mire du Président les "35 heures et la retraite à 60 ans: graves erreurs" .

"La retraite à 60 ans sans financement était socialement injuste" certifie le Président.

Nicolas Sarkozy en profite pour tacler les partisans d'une réforme constitutionnelle : "Ce n'est pas en passant à la VIème république qui serait un retour à la IVème que la France maîtrisera son destin".

Un sommet pour l'emploi en janvier :

Les partenaires sociaux sont conviés à un sommet pour "trouver les freins de la compétitivité française".

Sur l'immigration: Pour son électorat et avant d'aborder la raison de son discours:  sauver l'Euro, le président aborde le dossier de l'immigration. "Nous n'accepterons pas une immigration incontrôlée qui ruinerait notre protection sociale" ou encore "l'immigration est féconde si elle est maîtrisée" applaudissements nourris dans la salle du Zénith de Toulon.

L'Euro : "La crise de l'Euro peut tout emporter. Défendre l'euro c'est défendre l'Europe" voilà le véritable enjeu du discours Toulon2.

"La France doit adopter la règle d'or -de l'équilibre budgétaire NDLR-comme les autres pays de la zone euro".

"Depuis la crise de la dette, l'Europe a déçu" dit le Président et d'arriver au coeur de son propos la proposition franco-allemande d'un nouveau traité européen.

Un nouveau traité européen:

"La souveraineté ne s'exerce qu'avec les autres" "l'Europe, ce n'est pas moins de souveraineté" dit l'élu de la formation gaulliste.

La crise de l'Euro "cette crise de crédibilité, cette crise de confiance" incite le Président à revoir les fondements de la pensée de la droite française aux racines bonapartistes, doucement le fédéralisme prend forme mais à deux voix "l'Europe doit être refondée. Il n'y a pas de différence entre la politique nationale et la politique européenne" place donc à la convergence avec l'Allemagne :"derrière la convergence, il y a la paix, sans convergence il y a l'affrontement".

Nicolas Sarkozy conclut: "la France milite avec l'Allemagne pour un nouveau traité européen".

La petite phrase sur "le retour de la peur" vidéo

Réactions des militants UMP présents sur place

Toulon 2 : "la peur est revenue" N Sarkozy

Réactions politiques

• Premier angle d'attaque : son bilan

Pour Michel Sapin, l'un des plus proches collaborateurs de François Hollande, le chef de l'Etat a tenu un "discours d'amnésie, pour effacer ses responsabilités". Face aux critiques de Nicolas Sarkozy, notamment sur les 35 heures et la retraite à 60 ans, qualifiées de "faute grave", l'ancien ministre a estimé vendredi sur France Info que "le président de l'UMP d'aujourd'hui veut faire oublier le président de la République qu'il est et qui est responsable d'une bonne partie de la situation de la France".

Même constat pour Eva Joly : "Trois ans après le premier discours de Toulon, Nicolas Sarkozy a ressorti du Frigidaire le même discours tout fait sur la moralisation du capitalisme et les ravages de la dérégulation." Mais "je vois bien qu'il y a un monde entre les discours d'estrades du président et les réformes qu'il soutient à Bruxelles", s'est indignée la candidate écologiste à la présidentielle jeudi soir.

• Deuxième critique : un abandon de souveraineté ?

La principale annonce de Nicolas Sarkozy, celle d'un nouveau traité européen, est brocardée par la gauche, qui y voit un abandon de souveraineté. Ainsi, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, estime que le chef de l'Etat a signé "un alignement de la France sur la doctrine économique et financière allemande, sans aucune contrepartie. C'est vraiment la double peine."

Un argument également avancé avec véhémence par Marine Le Pen. La candidate du Front national y a vu l'annonce "d'une Europe à la schlague, c'est-à-dire l'Europe qui entraîne la perte de notre souveraineté".

• Troisième front : un discours d'austérité

Martine Aubry, elle, a vu "beaucoup de renoncement" dans le discours du président. "Il a dit qu'il y aurait plus d'austérité pour toujours les mêmes, a déploré la première secrétaire du Parti socialiste. Le président de la République a renoncé définitivement à changer de politique. En France comme en Allemagne est défendue une Europe toujours plus libérale et toujours plus technocratique."

• La droite satisfaite

Sans surprise non plus, la droite s'est félicitée du discours présidentiel. Dans la soirée de jeudi, différents responsables de l'UMP ont envoyé pas moins d'une douzaine de communiqués à la presse pour saluer "le courage", "la lucidité" ou encore "le discours de courage" de Nicolas Sarkozy.

Rédaction FTVEN

A lire aussi

Sur le même sujet

Sylvie Ponthus (06)

Les + Lus