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Un navire de la SNCM quitte Ajaccio pour Toulon

© france 3 côte d'azur
© france 3 côte d'azur

Le "Jean Nicoli", a quitté Ajaccio pour Toulon, en dépit de la reconduite de la grève des marins CGT de cette compagnie.

Par Anne Le Hars (avec AFP)

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Grève SNCM : Le tour de Corse IRC aura-t-il lieu ?

Les 9 bateaux de la SNCM et de la Méridionale sont bloqués à quai depuis le 2 mai. Plusieurs passagers sont restés bloqués ou on dû modifier leur séjour. Si le mouvement se poursuit, il pourrait compromettre l'organisation du Tour de Corse Automobile (IRC).

Le  ferry a appareillé peu avant 16h ce mardi, à vide, pour Toulon. Il doit regagner Ajaccio, son port d'attache. La grève des marins CGT de la SNCM et de La Méridionale qui réclament l'application des mêmes lois sociales pour toutes les compagnies maritime assurant les liaisons Corse-continent, a été reconduite ce mardi.

Info trafic en temps réel sur le site de la SNCM.

Selon le délégué des marins CGT à la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), Frédéric Alpozzo, "une assemblée générale a voté à l'unanimité la poursuite du mouvement", déclenché le 2 mai et qui bloque à quai les dix navires des deux compagnies desservant la Corse.

La CGT a également poursuivi ce mouvement à La Méridionale (ex-CMN, filiale du groupe STEF), .  La CGT exige que les navires de la société privée Corsica Ferries, battant pavillon italien et dont les équipages sont multinationaux, soient inscrits, comme ceux de la SNCM et de La Méridionale, au premier registre maritime prévoyant l'application des lois sociales françaises.

Le directeur général de Corsica Ferries s'est insurgé contre les accusations portées contre sa compagnie, affirmant sur Radio France Bleu Frequenza Mora que "les lois sociales françaises sont appliquées" à bord de ses navires.
"Depuis treize ans, tous nos navires sont contrôlés par l'administration française", a déclaré M. Mattei.

Alors que la Collectivité territoriale de Corse et les élus insulaires demeurent silencieux depuis le début du conflit, cette nouvelle grève exaspère la population. Les professionnels du tourisme sont catastrophés par le montant des pertes essuyées par les annulations de voyage durant les vacances scolaires et le "pont" du 8 mai.

La grève affecte aussi bien le BTP et divers autres secteurs d'activité. La population est contrainte de faire des réserves de produits alimentaires, de nombreux rayons de grandes surfaces étant déjà vides en raison de la rupture d'approvisionnement.

Enfin, les organisateurs du Tour de Corse automobile (IRC), qui doit être couru en fin de semaine, ont annoncé que, si la grève se poursuivait mercredi, ils annuleraient l'épreuve, seule la SNCM étant habilitée à transporter les carburants spéciaux utilisées durant ce type de compétition.

Reportage sur le port de Nice le 6 mai

En pleine période de vacances scolaires et du pont du 8 mai, certains passagers se retrouvent dans une situation tendue.

Un navire de la SNCM quitte Ajaccio pour Toulon (1)

La lettre ouverte de la direction

Dans une "lettre ouverte aux responsables de la CGT des marins de Marseille", le comité de direction de la compagnie a dénoncé leur "logique de destruction manifestement jusqu'au-boutiste".

Il a qualifié cette nouvelle grève "d'une petite minorité" (150 personnes sur 1.700), qui a "l'arrogance de bloquer toute la compagnie", d'"insulte aux salariés" et de "crachat au visage (de ses) clients insulaires, transporteurs en particulier".  Selon la direction, la compagnie a perdu en six jours de grève "17.000 passagers et plus de 1.100 remorques, ce qui représente une perte de 1,8 million d'euros" au profit de son principal concurrent, Corsica Ferries.

"Ce mouvement est un magnifique cadeau fait à notre principal concurrent" et "mène la compagnie à une voie sans issue", poursuit la direction dans sa lettre.  "Pour satisfaire aux ambitions personnelles politico-syndicales d'un petit groupe, vous mettez la compagnie en danger", dit-elle. "Il n'y a aucune négociation possible  sur les revendications que vous portez et donc pas de sortie positive possible de ce conflit qui n'a rien d'interne", a-t-elle ajouté.

Pour la direction, "ce mouvement est un sabotage pur et simple du travail mené (...) pour renouveler la délégation de service public (avec la Collectivité territoriale de Corse qui ne s'est pas exprimée, ndlr) et préparer notre avenir".

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