Une ligne de bateaux-bus à Marseille en 2012

Des bateaux-bus seront tester à Marseille au printemps 2012 entre le Vieux-Port et la Pointe Rouge.

Par Régions

Une ligne de bateaux-bus va être expérimentée à Marseille, du Vieux-Port à la Pointe Rouge, a-t-on appris auprès de la Régie des transports de Marseille, chargée par la communauté urbaine de mettre en place le service au printemps prochain.

6e Forum mondial de l'eau

Le lauréat de l'appel d'offres sera désigné "probablement courant novembre" en
vue du lancement d'une expérimentation de six mois à compter de mars, à l'occasion
du 6e Forum mondial de l'eau, a indiqué Pierre Reboud, directeur général
de la RTM. "Au bout de cette période, nous aurons trois options: arrêter le service, le poursuivre ou renouveler l'expérience en 2013 avant de tirer un bilan définitif", a-t-il précisé.

40 minutes de traversée

Ce projet, en réflexion depuis plusieurs années, prévoit une liaison maritime
par heure dans chaque sens, effectuée par deux bateaux d'une capacité totale de
200 personnes. Durée de la traversée: moins d'une quarantaine de minutes tout compris
(embarquement, manoeuvres, trajet).
700 passagers par jour

Selon une étude réalisée par la communauté urbaine, 700 passagers par jour, en
moyenne annuelle, pourraient être intéressés, une clientèle qui intègre les travailleurs
et écoliers, ainsi que les touristes. "Le bateau est avant tout un choix d'agrément", pour ceux qui préféreraient prendre la mer plutôt que le bus, estime M. Reboud. "Il faudra voir si ce mode de transports trouve son public, c'est une inconnue", note-t-il, d'autant plus que le dispositif coûte "beaucoup plus cher qu'un bus". Côté tarif, les abonnés au réseau RTM pourront y accéder sans surcoût. Pour les autres, le prix du billet n'a pas encore été fixé.
La réaction de Christian Pellicani

Pour Christian Pellicani, conseiller municipal PC et président de l'association "Citoyens 13", qui milite depuis des années pour la mise en place de navettes maritimes, le bateau-bus va permettre de désengorger Marseille, où "la voiture représente plus de 80% des déplacements".

 

Citant les exemples réussis de Toulon, Nantes-ci-contre-, Naples ou encore Manhattan, il ne doute pas du succès de l'opération - misant notamment sur un gain de temps par rapport au trajet par voie terrestre en heure de pointe - malgré les inquiétudes
de la communauté urbaine sur "la capacité des passagers à supporter les conditions de navigation".

Quid du mauvais temps ?

Sur l'ensemble de l'année, on compte seulement "30 jours d'impossibilité liée à des tempêtes et 30 jours de mauvais temps", selon Christian Pellicani. Si la communauté urbaine a fait pour l'heure le choix de la Pointe Rouge, lieu qui réunit les "conditions optimales" (site d'accostage lui appartenant, connexion facile avec le bus, potentiel d'usagers plus important), M. Pellicani plaide pour une extension vers l'Estaque, dans les quartiers Nord de la ville.

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