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Vintimille : Réactions au départ de Berlusconi

L'ex-commissaire européen Mario Monti est chargé de succéder au chef du gouvernement Silvio Berlusconi

Par Yves LEBARATOUX (avec AFP)

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Vintimille : Réactions départ Berlusconi

L'ancien commissaire européen Mario Monti succède à Silvio Berlusconi, hué, insulté, par la foule, alors qu'il venait déposer sa démission. A Vintimille, nos voisins se sont réveillés avec le sentiment de vivre la fin d'une ère, certains avec un soulagement

L'ancien commissaire européen Mario Monti succède à Silvio Berlusconi, hué, insulté, par la foule, alors qu'il venait déposer sa démission. A Vintimille, nos voisins se sont réveillés avec le sentiment de vivre la fin d'une ère, certains avec un soulagement.

L'ex-commissaire européen Mario Monti, chargé hier soir de succéder au chef du gouvernement Silvio Berlusconi, s'est dit aussitôt convaincu que l'Italie "peut vaincre" la crise de la dette "grâce à un effort collectif" et redevenir une "force" dans l'Union européenne.
"Je travaillerai pour sortir rapidement d'une situation d'urgence que l'Italie peut vaincre grâce à un effort collectif", a affirmé Mario Monti lors d'une brève intervention devant la presse après avoir reçu son mandat des mains du président de la République Giorgio Napolitano.
"L'Italie doit redevenir un élément de force, et non de faiblesse, dans une Union européenne dont nous avons été fondateurs et dont nous devons être protagonistes", a-t-il également souhaité.

Selon la Constitution italienne, Mario Monti doit maintenant former un gouvernement et obtenir la confiance des deux chambres du parlement dans un délai de dix jours avant de prendre officiellement ses fonctions. Dans l'intervalle, c'est encore Silvio Berlusconi qui est chargé d'expédier les affaires courantes.
"Les consultations que je mènerai seront conduites rapidement mais avec attention. Je retournerai voir le président de la République quand je serai en mesure d'ôter toute réserve", a-t-il affirmé, alors que Giorgio Napolitano a espéré que le gouvernement
soit formé d'ici la fin de la semaine.
Sur le plan économique, Mario Monti s'est fixé pour objectif d'"assainir la situation financière et de reprendre le chemin de la croissance tout en restant attentif à l'équité sociale".
"Nous le devons à nos enfants. Nous devons leur donner un avenir concret fait de dignité et d'espérance", a-t-il conclu, avant de quitter le palais présidentiel sous les applaudissements de la foule qui l'attendait à l'extérieur.

La nomination de cet économiste respecté de 68 ans, nommé mercredi sénateur à vie, intervient à point nommé pour rassurer les marchés et les partenaires internationaux avant l'ouverture des marchés boursiers lundi matin, d'autant plus que cette journée sera marquée par une nouvelle émission obligataire faisant figure de test.
Dans un message télévisé diffusé au moment même où son successeur en puissance était convoqué au palais présidentiel, Silvio Berlusconi s'est dit "prêt à favoriser les efforts du président pour donner immédiatement au pays un gouvernement au profil technique".

Avant d'ajouter aussitôt qu'il "redoublerait son engagement au Parlement et dans les institutions pour rénover l'Italie", signe qu'il n'est pas prêt à prendre sa retraite politique.
"Je ne me rendrai pas tant que je n'aurai pas rénové l'architecture de l'Etat", a affirmé Silvio Berlusconi, qui a passé dix ans au pouvoir en 17 ans de vie politique.
Plus tôt dans la journée, le Cavaliere s'était dit "fier" de son action pendant la crise économique et avait déclaré espérer "reprendre le chemin du gouvernement".
Cette omniprésence de Silvio Berlusconi sur la scène médiatique forme un contraste saisissant avec la discrétion prudente affichée jusqu'ici par Mario Monti.

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