Marseille : lutte contre les mouvements identitaires, la justice procède à 13 interpellations

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Écrit par Loïc Perrier
© Thomas Padilla / MAXPPP

C'est 12 hommes et 1 femme, âgés de 21 à 52 ans et de profils divers, qui ont été placés en garde à vue. Ils sont suspectés d’appartenir au groupement d'ultra droite "Recolonisation" se rassemblant autour d’une idéologie identitaire. Des armes ont également été saisies.

Le parquet de Marseille, indique que ce mardi 23 novembre 2021 que "13 interpellations ont été réalisées sur l’ensemble du territoire national par les enquêteurs de la division de lutte contre les crimes de haine de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) et par ceux de plusieurs sections de recherches de la gendarmerie nationale dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 5 mai 2021 au tribunal judiciaire de MARSEILLE des chefs d’organisation et de participation à un groupe de combat".

Les personnes concernées : "12 hommes et 1 femme, âgés de 21 à 52 ans, de profils divers". Ces personnes ont été placés en garde à vue pour être entendus par les enquêteurs.

Ils sont suspectés d’appartenir à un groupement structuré et organisé au niveau national et régional, composé de plus de 110 membres, dont des militaires ou anciens militaires, répartis sur l’ensemble du territoire, échangeant et se rassemblant autour d’une idéologie identitaire, raciste et violente, notamment véhiculée à travers les réseaux sociaux. Un groupement d'ultra-droite nommé "Recolonisation".

Les membres de ce groupement, dont le membre fondateur demeurant à Marseille, sont suspectés "d’avoir accès à des armes et de présenter une menace à l’ordre public par leur participation ou leur projet de participation à des actions violentes".

Cette opération, au cours de laquelle des perquisitions ont été réalisées, a notamment permis la saisie de plusieurs armes.

Selon les dispositions de l'article 431-13 du code pénal, "constitue un groupe de combat, en dehors des cas prévus par la Loi, tout groupement de personnes détenant ou ayant accès à des armes, doté d'une organisation hiérarchisée et susceptible de troubler l'ordre public".  Le fait de participer à un groupe de combat est puni de 3 ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende . Le fait d’organiser un groupe de combat est puni de 5 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

Le parquet rappelle que "toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n'a pas été établie".

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