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Salon du cheval : quel cheval pour quel cavalier, les bonnes questions à se poser avant d'acheter

Caroline Godin dyu Haras de la Cense avec sa jument Hanovrienne de 7 ans Quérida au salon du cheval de Paris. / © Annie Vergnenègre France Télévision
Caroline Godin dyu Haras de la Cense avec sa jument Hanovrienne de 7 ans Quérida au salon du cheval de Paris. / © Annie Vergnenègre France Télévision

Quel cheval pour quel cavalier ? Question cruciale quand on décide de devenir propriétaire. A l'occasion du Salon du Cheval de Paris, voici les conseils de Caroline Godin, responsable des écuries au Haras de la Cense, référence dans l'enseignement de l'éthologie en France depuis plus de 20 ans.

Par Annie Vergnenegre

Ce cheval est-il fait pour moi ? C’est la question que tout cavalier doit se poser avec d’acheter. Au Salon du Cheval de Paris, Caroline Godin, responsable des écuries au Haras de la Cense près de Rambouillet est venue apporter son expertise. Et son expérience. La cavalière forme un duo harmonieux avec Quérida de Hus, jument Hanovrienne de 7 ans, qu’elle a choisie pour le dressage de compétition. Tous les couples cavalier-cheval n’ont pas cette chance. Tirer le bon numéro ne tient pas du hasard.
© Annie Vergnenègre France Télévision
© Annie Vergnenègre France Télévision

Quels sont mes objectifs ?

 « Pour trouver le cheval qui va bien, la première question à se poser, c’est « quels sont mes objectifs ? », explique Caroline Godin. De la compétition, du loisir, de la balade ?

Pour le Concours de saut d’obstacles (CSO), on veut un cheval réactif, sensible, qui apprend vite,

des aptitudes recherchées pour cette discipline. Pour du loisir, on doit se tourner vers une race plus adaptée, au tempérament plus froid. ».
© Annie Vergnenègre France Télévision
© Annie Vergnenègre France Télévision
« Chaque race a des prédispositions. Il faut savoir les reconnaître. Le physique renseigne sur le tempérament, souligne-t-elle. Une peau fine, des tissus fins, des yeux alertes correspondent à un cheval sanguin, réactif, c’est sa nature et on aura beau travailler dessus, ce sera très difficile de la modifier profondément».

Le bon tempérament 

Comment savoir si ce cheval est fait pour moi ? « Grâce à l’éthologie », répond Caroline Godin. Le Haras de la Cense où elle travaille, est LA référence en France depuis une vingtaine d’années. « L’éthologie permet de mieux connaître le cheval, savoir ses réactions et ses besoins, de mieux le comprendre pour avoir une meilleure relation avec lui. ça permet de déceler son tempérament, et donc de le choisir réactif ou plutôt froid en fonction de ce qu’on veut faire avec » précise-t-elle.

Et le coup de coeur ?

Faut-il céder au coup de cœur ? « Bien sûr, le côté affectif entre en jeu, parfois on a le coup de cœur, soit physique soit émotionnel pour un cheval qui n’est pas adapté à ce qu’on veut faire. La relation en pâtit, parce qu’on ne se fait pas plaisir avec son cheval alors que l’objectif de départ c’est quand même de passer un bon moment avec son cheval», avertit-elle. Elle a pu constater ainsi souvent que « les sensations ressenties au moment où on choisit le cheval ne sont pas les bonnes. Le cheval est calme, on se sent bien. Mais dans un autre environnement, il peut se montrer peureux, capable d’un écart au moindre détour d’un arbre, il deviendra le cheval qu’on ne veut pas». Bien des propriétaires se sont ainsi retrouvés avec un cheval qu’ils ne pouvaient pas monter.

Par le travail, le cavalier va pouvoir moduler le comportement du cheval, pas son tempérament. S’il est sanguin, il le restera.

En clair, s’il en a le niveau, le cavalier pourra au mieux limiter la casse. Et devra faire avec. « Choisir un Ibérique, un Lusitanien, c’est prendre un cheval est fait pour la tauromachie, très réactif, qui a besoin de travailler régulièrement. Si on ne compte le sortir qu’une fois de temps en temps, mieux vaut prendre un Irish Cob ou un Haflinger », conseille Caroline Godin.

Jeune ou expérimenté ?

Quel cheval pour un jeune cavalier ? « Pas moins de 5-6 ans, et si on est bien encadré », estime Caroline Godin. Vouloir prendre un jeune cheval pour apprendre avec lui n’est pas une bonne idée, selon la spécialiste. « En prenant un jeune cheval, le jeune cavalier veut parfois partir pour une aventure de toute une vie, note-elle. Mais s’il n’a pas les codes pour apprendre à son cheval correctement ce qu’il veut obtenir, le cheval ne comprendra pas. Alors qu’avec un cheval expérimenté, le jeune cavalier apprendra plus vite les bons gestes dans une relation plus sereine, ça facilite la vie du cavalier, et celle du cheval, » conclut Caroline Godin.
© Annie Vergnenègre
© Annie Vergnenègre
Pour Quérida, la cavalière est certaine d’avoir fait le bon choix. «J’ai aimé sa façon d’être, de se déplacer, l’énergie qu’elle avait et puis son regard et cette interaction qu’elle avait avec l’humain, se souvient la jeune femme. C’est une jument très sensible, j’ai une équitation plutôt fine et ça me correspond, mais ça demande beaucoup de sang-froid et de travail.»  Cette belle complicité qui unit Caroline et Quérida, c’est bien ce dont peut rêver tout cavalier qui s’achète un cheval.



 
 

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