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Des traces de corticoïdes chez trois joueurs du Racing lors de la finale du Top 14 contre le RCT

Dan Carter lors de la finale de Top 14 contre le RCT. / © Maxppp.
Dan Carter lors de la finale de Top 14 contre le RCT. / © Maxppp.

Des traces de corticoïdes ont été retrouvées dans les urines de trois joueurs majeurs du Racing 92, Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff, lors de la finale du dernier Top 14, des joueurs déterminants dans la victoire du Racing face à Toulon. L'information a été révélée par le journal L'Equipe.

Par @avergnenegre avec AFP

Le contrôle surprise réalisé sur tous les joueurs de la finale, le 24 juin à Barcelone, par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) a permis de détecter des traces de ces produits interdits en compétition sans autorisation, sauf cas particuliers, chez ces trois titulaires de la même équipe, affirme L'Equipe dans son édition en ligne.

Selon la même source, les trois joueurs ne disposaient pas des autorisations qui auraient pu justifier la présence de ces substances interdites. Carter, Rokocoko et Imhoff ont été déterminants dans la victoire héroïque du Racing (29-21), en infériorité numérique pendant plus d'une heure après l'expulsion définitive de Maxime Machenaud. Un succès qui a signé le retour au sommet du rugby français de la formation des Hauts-de-Seine.

40 jours pour mener une enquête


Avertie par l'AFLD, la Fédération française de rugby (FFR) dispose de quarante jours à compter de la notification pour mener son enquête et décider si l'emploi de ces produits était justifié médicalement. Dans le cas inverse, une procédure disciplinaire devrait être ouverte. 

Selon L'Equipe, une sanction envers les joueurs et/ou le club n'est pour autant pas assurée, et pourrait dépendre du dosage du produit et du mode d'administration. Dans certains cas, un recours aux corticoïdes sans autorisation à usage thérapeutique (AUT) est possible s'il est déclaré pendant le contrôle. Mais les joueurs contrôlés positifs, qui devront se justifier devant la commission médicale de la fédération, pourront aussi, selon le journal sportif, "se reposer sur un aspect surprenant de la loi française, qui permet aux clubs et aux sportifs mis en cause de se défendre rétroactivement, donc sans avoir obtenu d'AUT".

Les experts mandatés par la FFR devront donc déterminer si le Racing a voulu rétablir la santé de ses joueurs, auquel cas l'autorisation sera délivrée a posteriori, ou améliorer ses performances, ce qui le fera basculer dans l'illégalité. 

Dans le cas d'usage de certains corticoïdes, par exemple, la différence de dosage peut faire passer le joueur du statut de convalescent à celui de tricheur présumé",


explique L'Equipe.

Lors de la saison écoulée, le Néo-Zélandais Dan Carter avait notamment été blessé plusieurs semaines au mollet droit, et avait disputé la finale de Coupe d'Europe perdue par le Racing face aux Saracens (9-21) en étant très diminué. 

Autorisé sans AUT


Ces recours aux corticoïdes  étaient "autorisés" et "ne nécessitaient pas d'AUT", a affirmé leur club, le Racing 92. 

Il s'agit de traitements administrés par voie autorisée, prodigués en réponse à des pathologies avérées, plusieurs jours avant la finale du Top 14 et ne nécessitant pas d'AUT (autorisation à usage thérapeutique)",


écrit le Racing 92 dans un communiqué.

"Tous les actes médicaux pratiqués sur les joueurs cités par les médias l'ont été dans le plus total respect des règles antidopage nationales et internationales, tant au niveau des procédures administratives que médicales", assure le club, ajoutant que "tous les protocoles médicaux (étaient) clairs" et que "la transparence (serait) totale".

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