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Attentat de Nice: 84 morts, retour sur notre minute par minute

L'attentat de Nice, où un camion a foncé dans la foule jeudi soir en pleines célébrations du 14 Juillet sur la Promenade des Anglais, a fait 84 morts. Une cinquantaine de blessés étaient toujours en état d'"urgence absolue" vendredi soir et on dénombre aussi "une cinquantaine de blessés légers" et 120 autres personnes "impliquées", choquées ou prises en charge par les secours.

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LES DERNIÈRES INFOS - Mis à jour le 15/07/2016 à 20:54

    Moments de recueillement cet après-midi sur la Promenade des Anglais

    Proches des victimes ou simples anonymes affluaient ce vendredi après-midi avec des fleurs, des petits mots et même des pastèques sur la Promenade des Anglais à proximité du parcours meurtrier du chauffeur de camion qui a tué 84 personnes jeudi soir à Nice.

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    VIDEO : le rôle des réseaux sociaux

    Sur les réseaux sociaux, de nombreux clichés et vidéos sanglants circulaient quelques minutes après l'attentat, alors qu'au même moment se multipliaient les appels à ne pas diffuser ces images.
    "Par respect pour les victimes et leurs familles, ne contribuez pas à la diffusion de photos ou de vidéos des scènes de crime", a recommandé dans la nuit la Police nationale sur son compte Twitter, comme elle l'avait fait lors des attentats du 13 novembre dernier.
    La vidéo d'un spectateur qui a filmé le parcours meurtrier du camion après son passage, montrant des blessés et des morts, a notamment été diffusée sur Facebook avant d'être reprise par des médias étrangers.
    Mais les réseaux ont aussi trouvé leur plus noble sens dans la rercherche d'un refuge pour les Niçois ou d'un proche disparu.

    Sur les réseaux sociaux, de nombreux clichés et vidéos sanglants circulaient quelques minutes après l'attentat, alors qu'au même moment se multipliaient les appels à ne pas diffuser ces images.

    Ambiance pesante sur le Tour après l'attentat de Nice

    "Ce matin, franchement, j'avais envie d'arrêter le Tour de France." Visages fermés et tons graves, le peloton affichait sa tristesse, à l'image d'Anthony Delaplace, vendredi, lors de la 13e étape, dans l'ombre de l'attentat de Nice.
    La majorité du peloton veut tout de même poursuivre l'aventure. "Nous ne pouvons pas laisser des terroristes décider de notre façon de vivre", a estimé le Néerlandais Tom Dumoulin, vainqueur du chrono. "Je ne sais rien faire d'autre, je ne peux rien faire d'autre que de courir."

    En hommage aux victimes de l'attentat de Nice, une minute de silence a été respectée avant le départ du premier coureur, puis sur le podium protocolaire.
    Le vainqueur de l'étape, Tom Dumoulin, et tous les porteurs de maillots distinctifs, Chris Froome (jaune), Peter Sagan (vert), Thomas De Gendt (à pois) et Adam Yates (blanc), se sont recueillis.

    tour de france
    "Ce matin, franchement, j'avais envie d'arrêter le Tour de France." Visages fermés et tons graves, le peloton affichait sa tristesse, à l'image d'Anthony Delaplace, vendredi, lors de la 13e étape, dans l'ombre de l'attentat de Nice. - AFP

    VIDEO : la réaction des Niçois

    Reportage de : BARON Lucas - MORIN Nathalie et SCHMID Katharina Intervenants : Anna Aknin et Delphine Degaje - Rescapés, Laurent Monnet et Foued Labed - Chauffeurs de taxi

    VIDEO : le camion a été enlevé de la Promenade des Anglais

    VIDEO : Nice, le jour d'après

    Reportage ce vendredi 15 juillet de : Delloye Amélie Mier Jean-Michel Fuchs Didier Avec images de Nader El Shafel

    La place de la République à Paris, une nouvelle fois lieu de recueillement

    Ce que l'on sait de l'auteur des faits : il était "totalement inconnu" des renseignements mais condamné pour des violences

    Le chauffeur du camion qui a foncé dans la foule jeudi soir à Nice, tuant au moins 84 personnes, avait été condamné une seule fois, à six mois de prison avec sursis pour violences mais était "totalement inconnu" des services de renseignement, selon les autorités.

    Cet homme de 31 ans, né en Tunisie et domicilié à Nice, était "totalement inconnu des services de renseignement, tant au niveau national qu'au niveau local, et n'avait jamais fait l'objet de la moindre fiche ni du moindre signalement de radicalisation", a déclaré vendredi le procureur de Paris François Molins lors d'un point presse à Nice.

    Il était en revanche "connu des services de police et de justice pour des faits de menaces, violences, vols et dégradations commis entre 2010 et 2016", a-t-il souligné.

    Le 24 mars dernier, il avait été condamné par par le tribunal correctionnel de Nice à six mois de prison avec sursis pour des "violences volontaires avec arme" commises en janvier. Des violences commises dans une altercation en raison d'un accident de la circulation, avec une "palette", selon un communiqué du ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas.
    Il n'était depuis plus sous contrôle judiciaire, a précisé le ministre. Il n'a "jamais été incarcéré" et "ne faisait plus l'objet d'aucun suivi de la part de l'autorité judiciaire au moment de l'attentat", a-t-il ajouté.
    - Avec AFP -

    Le parquet de Paris, qui a compétence nationale pour les affaires antiterroristes, a été saisi de l'enquête sur cette tuerie au cours de laquelle le chauffeur d'un camion, un Franco-Tunisien de 31 ans domicilié à Nice, a tué 84 personnes sur la Promenade des Anglais.

    L'attentat de Nice a fait au moins 84 morts, "dont 10 enfants et adolescents"

    L'attentat de Nice a fait au moins 84 morts, "dont 10 enfants et adolescents", a déclaré le procureur de la République de Paris François Molins lors d'une conférence de presse à, Nice.

    "Nous déplorons la mort de 84 personnes, dont 10 enfants et adolescents", a expliqué M. Molins. Il a également recensé "202 blessés, dont 52 en état d'urgence absolue" qui sont "entre la vie et la mort", parmi lesquels 25 sont encore en réanimation. "Ce bilan est bien sûr provisoire", a-t-il précisé.

     François Molins AFP archives
    François Molins - Archives - AFP

    Le garde des seaux fait le point sur la situation pénale de l'auteur des faits

    Dans un communiqué le Cabinet du garde des Sceaux précise que "l’auteur des faits, qui a été identifié, a été visé par plusieurs procédures."
    Il n’a cependant été condamné qu’une seule fois le 24 mars 2016 par le tribunal correctionnel de Nice à 6 mois d’emprisonnement avec sursis pour des faits de violence lors d’une altercation à la suite d’un accident de la circulation, commis avec une arme par destination, en l’occurrence une palette.
    Le 27 janvier 2016 il avait été déféré et le juge des libertés et de la détention avait fait droit aux réquisitions du ministère public et prononcé un contrôle judiciaire prévoyant les obligations et interdictions suivantes : s’abstenir d’entrer en contact avec la victime, se présenter une fois par semaine au commissariat de Nice et fournir avant le 23 mars 2016 un cautionnement de 1000 euros.
    Ce contrôle judiciaire a été respecté par le mis en cause et a pris fin le jour du jugement. Il n’a pas été frappé d’appel et est donc définitif.

    Il est aussi ajouté que "l’auteur des faits n’a jamais été incarcéré et ne faisait plus l’objet d’aucun suivi de la part de l’autorité judiciaire au moment de l’attentat."

    Le Conseil de sécurité de l'ONU observe un moment de silence

    Le silence est tombé sur la salle du Conseil lorsque les ambassadeurs se sont levés, tête inclinée en signe de respect, avant le début d'une réunion portant sur la situation en Irak.
    Le Conseil de sécurité de l'ONU avait dès jeudi soir condamné "avec la plus grande fermeté (une) attaque terroriste barbare et lâche".
    Dans une déclaration unanime, ses 15 pays membres ont réaffirmé "que le terrorisme sous toutes ses formes représente une des plus graves menaces pour la paix et la
    sécurité internationales"
    et appelé tous les Etats "à combattre" cette menace "par tous les moyens", dans le respect des lois internationales.
    L'ambassadeur français auprès des Nations unies François Delattre a dit aux journalistes, avant la réunion, avoir reçu de nombreux messages de soutien pour la France.
    "Nous sommes en état de choc, un choc profond', a-t-il dit. "Mais en même temps, le mot clé c'est la détermination dans la lutte contre le terrorisme, à la fois
    au niveau national et international."

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