Condamnée à 8 ans de prison, la Varoise Maeva Sola, conseillère de candidates au jihad, fait appel

Maeva Sola, 24 ans, pendant l'audience le 23 mars 2018 à Paris. / © BENOIT PEYRUCQ / AFP
Maeva Sola, 24 ans, pendant l'audience le 23 mars 2018 à Paris. / © BENOIT PEYRUCQ / AFP

Jugée pour association de malfaiteurs à visée terroriste, la jeune femme a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à huit ans d'emprisonnement assortis d'une période de sûreté des deux tiers. Elle a décidé de faire appel de ce jugement.

Par AFP

Condamnée ce vendredi à huit ans de prison assortis d'une période de sûreté des deux tiers pour avoir conseillé depuis la Syrie des candidates au jihad, Maeva Sola, une jeune femme de 24 ans originaire de Draguignan, va faire appel. L'information a été communiquée par son avocat, maître Bruno Vinay. 
Jugée pour association de malfaiteurs à visée terroriste, Maeva était surnommée "Oum Zara" en Syrie.

Le tribunal a estimé que Maeva Sola est restée de façon "parfaitement consciente" en Syrie de mai 2014 à juillet 2015 et qu'elle a "pris part" à l'organisation Etat islamique à sa manière.


Votre combat passait par les réseaux sociaux, par le fait de donner des conseils



avait expliqué la présidente.

Une enfance à Draguignan


Cette jeune convertie à l'enfance difficile, originaire du Sud de la France, a reconnu avoir "conseillé" depuis la Syrie de nombreuses jeunes femmes candidates au jihad, en leur expliquant par exemple l'itinéraire à suivre, la tenue à porter ou en leur communiquant les coordonnées d'un passeur.
Elle s'est en revanche défendue d'avoir joué le rôle de "recruteuse d'épouses", que lui impute le parquet, et a nié farouchement des accusations plus graves encore : avoir incité, via les réseaux sociaux, des mineures à commettre un attentat en France, à défaut de pouvoir partir en Syrie.

Un départ de la Syrie en 2015


Souffrante, et selon ses dires, éloignée de son époux, elle avait quitté la Syrie en juillet 2015 via la Turquie.
Le tribunal avait aussi exprimé son inquiétude s'agissant de son "évolution", en raison d'un projet de mariage, en prison, avec un homme condamné à huit ans d'emprisonnement pour sa participation à la filière jihadiste de Strasbourg, Radouane Taher. Maeva Sola avait été réincarcérée en janvier alors qu'elle s'apprêtait à l'épouser civilement.

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