Une Varoise condamnée à huit ans de prison pour association de malfaiteurs à visée terroriste

La Varoise Maeva S., alias "Oum Zahra", est jugée à Paris pour association de malfaiteurs à visée terroriste. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP
La Varoise Maeva S., alias "Oum Zahra", est jugée à Paris pour association de malfaiteurs à visée terroriste. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP

Originaire de Draguignan, partie en Syrie, la jeune femme de 24 ans était soupçonnée d'avoir conseillé de nombreuses jeunes femmes souhaitant rejoindre l'organisation Etat islamique. Vendredi soir à Paris, elle a été condamnée à 8 ans de prison. 

Par AVEC L'AFP

Pour la France, elle est Maeva. Mais en Syrie, c'est "Oum Zahra".
Maeva S., 24 ans, jeune femme fragile, est-elle repentie ou toujours dangereuse et influençable ? A Paris, le tribunal a tranché : elle a été condamnée vendredi soir à 8 ans de prison. 

Le procureur lui reproche un rôle de "recruteuse d'épouses" : il est reproché à l'accusée d'avoir envoyé des jeunes femmes en Syrie, afin qu'elles servent d'épouses aux combattants de Daesh. 

Un départ de France en 2014


En 2014, elle quitte Draguignan pour aller rejoindre l'organisation Etat islamique. Elle compte à la fois vivre sa foi selon la charia et faire de l'humanitaire.

Rencontre avec les proches de Maeva S. à Draguignan

A son arrivée, elle se marie avec Ziyeid Souied, djihadiste français rencontré sur Facebook, le suit dans différentes villes syriennes. Et pendant ce temps sur les réseaux sociaux, elle aurait fait du prosélytisme : kalachnikov en bandoulière, elle aurait dispensé des conseils à de nombreuses jeunes femmes qui souhaitaient gagner les zones de jihad.

Recruteuse, entremetteuse ?


Quel était le rôle précis de Oum Zara ? Les médias l'avaient surnommé la marieuse de l'Etat islamique. Maeva conteste avoir recruté, mais elle reconnaît avoir aidé "beaucoup" de femmes de France et de Tunisie, en leur expliquant l'itinéraire ou la tenue à emprunter, en communiquant parfois le numéro d'un passeur. Souffrant de problèmes de santé, effrayée par les bombardements, Maeva S. avait fini par passer en Turquie en juillet 2015. Elle avait été expulsée vers la France et arrêtée à sa descente d'avion.

Seule dans le box des accusés


Écrouée puis relâchée sous contrôle judiciaire, la jeune femme, qui a condamné les attentats parisiens du 13-Novembre (130 morts et des centaines de blessés), a été de nouveau placée en détention provisoire en janvier, alors qu'elle s'apprêtait à épouser civilement un homme qui purge une peine de prison pour sa participation à une filière jihadiste.


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