VIDEO Bollène : un couple dans l'impossibilité d'habiter sa maison neuve à cause des malfaçons

Publié le Mis à jour le

Un couple de Bollène a acheté un terrain et fait construire une jolie petite maison mais depuis trois ans  ils sont en procédure avec le constructeur, leur villa présente de nombreuses malfaçons et elle est inhabitable.

A chaque fois qu'ils viennent voir leur maison, c'est un crève-coeur. Cette jolie maison qu'ils ont imaginée et fait construire dans le quartier Saint Pierre à Bollène, ils ne peuvent l'habiter. C'est là tout le drame de Joffrey Serres et Emilie Garcia, un couple de Bollène, dans le nord du Vaucluse. 

Fissures et malfaçons


"Ça a bien commencé, comme toute construction c'est un rêve", raconte Joffrey Serres, mais qui n'a pas duré :

dès septembre 2015, des fissures sont apparues, ça a été le début du cauchemar.

Depuis trois ans, le couple paie son crédit pour cet achat doublé d'un loyer. "On paie le crédit depuis l'achat du terrain, mais vous le voyez la maison est inhabitable et il faut bien vivre quelque part, donc on paie aussi un loyer", explique l'infortuné acheteur qui n'est toujours pas propriétaire, le chantier n'étant pas terminé.
 

Invivable au quotidien


"J'aimerais que ça s'arrête", dit Joeffrey que l'on sent épuisé par des années de procédure et de relance auprès du constructeur.

C'est quelque chose qui nous prend aux tripes, du matin au soir, dès qu'on passe devant.. on veut même plus venir... on vit dans les cartons parce qu'on a jamais tout déballé pour faire des déménagements à répétition.. c'est invivable au quotidien. 

"La maison n'est toujours pas achevée, explique pour sa part l'avocat du couple. En phase chantier, ils ont constaté des fissures importantes sur les façades, dues à un tassement des fondations, ensuite ils ont procédé à des travaux de reprise des fondations et des fissures. Et plus d'un an après ces travaux, on n'a pas de livraison, pas de remise des clés. Ils ne sont toujours pas chez eux".

Expertise et indemnisation


Depuis, il y a eu une décision qui a nommé un expert pour les fondations seulement, mais aucune suite concernant des travaux. "On attend que le chantier reprenne, ajoute l'avocat, et puis on va discuter de l'indemnisation des préjudices subis par mes clients, parce qu'ils sont importants, il y a le préjudice moral qui est une chose, mais il y a aussi des frais financiers, et une vétusté qui va s'appliquer sur la maison alors même qu'elle est censée être livrée et réceptionnée neuve".
Le jeune couple et leur jeune enfant vont donc encore devoir se montrer patients avant de pouvoir profiter de leur maison.

Interviews signés Philippe Fabrègues et Olivier Ducros-Renaudin.