Cet article date de plus de 4 ans

Un gynécologue de Carpentras lance un appel à candidature sur les réseaux sociaux

Seul gynécologue-obstétricien-chirurgien en secteur libéral à Carpentras depuis le départ à la retraite de ses deux confrères, un praticien a lancé un appel sur les réseaux sociaux pour trouver un nouveau collègue afin de l'accompagner au cabinet et répondre aux besoins de la population.
Carpentras, bientôt un désert médical ? Le docteur Michel Casta est gynécologue-obstétricien dans cette charmante commune de 26.000 habitants depuis 20 ans. En juin dernier, les deux collègues avec qui il travaillait au cabinet sont partis à la retraite. Une jeune gynécologue est venue s'installer mais le praticien est désormais le seul gynécologue obstétricien, également chirurgien en gynécologie en secteur libéral sur Carpentras et jusqu'au sud de la Drôme. Seul pour un bassin de 100.000 personnes. Il y a 4 ans, ils était six.

8 à 9 mois de délai


Conséquence pour un rendez-vous de routine, l'attente est actuellement de 8 à 9 mois.

"Le cabinet assure les urgences et le suivi des grossesses",

explique la secrétaire du cabinet, et épouse du docteur retenu au bloc, qui précise que "la maternité de Carpentras réalise 1300 accouchements par an, et il n'est pas question de perdre ce service de proximité."

Sur Facebook et Instagram


Après de longs mois de recherches par des méthodes classiques, le docteur Casta a décidé d'utiliser les grands moyens pour trouver un ou une collègue avec qui partager le cabinet. Un projet familial, mené par sa fille qui a lancé un appel désespéré via Instagram et Facebook.
Un site web  complète la campagne de communciation lancée mardi dernier pour présenter le poste, le profil recherché, le pôle santé, la maternité ou encore les beautés de Carpentras. 

Une des spécialistés les plus difficiles


Le médecin y vante les atouts de "cette jolie ville située au coeur de la Provence" qui lui a offert tant d'"opportunités fabuleuses" et de "rencontres incroyables" aussi riches que dans une grande ville avec "le charme et la déconnexion qu’offre la campagne provençale".

Pourtant malgré le soleil du midi et le Luberon tout proche, l'affaire n'est pas gagnée.  "C'est à cause du numerus clausus drastique qui limite le nombre de nouveaux médecins, explique Mme Casta, de plus les jeunes veulent rester en ville, enfin c'est l'une des spécialités les plus difficiles".  Le site compte déjà plus de 60.000 vues mais pour l'heure aucune candidature...  Avec les partages qui se multiplient sur la toile, le docteur Casta espère que son annonce trouvera un large écho jusqu'à l'autre bout de la France. 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
emploi économie santé société