Transavia ouvre une base à Lille et ajoute Ajaccio à ses destinations estivales

Transavia France, parvenue à l'équilibre en 2012, va multiplier les ouvertures de lignes cette année avec pour objectif d'augmenter son trafic d'environ 35% et de conforter sa situation financière, a annoncé son nouveau PDG Antoine Pussiau.

Antoine Pussiau à Paris le 26 février
Antoine Pussiau à Paris le 26 février © ERIC PIERMONT / AFP
M. Pussiau, qui a fait toute sa carrière chez Air France, la maison mère de Transavia, souligne la nécessité de continuer de développer la flotte pour ouvrir de nouvelles lignes et "occuper le terrain".

D'autant que si le transport aérien reste un secteur ultra concurrentiel et soumis aux aléas macro-économiques et géopolitiques, le segment du transport de loisir, cible de Transavia, continue de se développer. "C'est un marché qui croit de 3% par an", explique le dirigeant.
               

11 avions


Conformément au plan du groupe Air France-KLM, la flotte de Transavia France comptera 11 avions cette année contre 8 en 2012. Elle passera à 14 appareils l'an prochain. L'activité étant particulièrement saisonnière, trois ou quatre avions supplémentaires, loués à Transavia Pays-Bas ou à Air France, rejoindront en outre la flotte pour la période estivale 2013.


Ajaccio entre Agadir et Marrakech

Le renforcement de la flotte va permettre à Transavia d'ouvrir une base à Lille avec six destinations prévues cet été (Agadir, Ajaccio, Marrakech, Oujda, Rome et Venise), de tripler le nombre de ses dessertes (de deux à six) depuis Lyon et de renforcer son réseau depuis Nantes (13 destinations contre 9).
               

"Low cost hybride"


"On constate que le trafic aérien en France est tiré par les aéroports de province. Il faut donc y être présents", commente M. Pussiau.
               
La compagnie, lancée en 2007, va également renforcer sa présence au départ de l'aéroport Paris-Orly avec 31 destinations dont 6 nouvelles.
               
"Notre objectif est d'augmenter le trafic de l'ordre de 35% cette année", poursuit le PDG, après un record de fréquentation en 2012 (1,94 million de passagers transportés, +6,2%).
               
Il n'a pas souhaité en revanche s'étendre sur les objectifs au-delà de 2014. "On a l'espoir de continuer à se développer, mais on n'a pas décidé à quel rythme ni dans quel volume", assure-t-il, concentré sur les objectifs immédiats.
               
"Ce sera un défi", reconnaît-il enfin. "Lancer de nouvelles lignes signifie faire des investissements. Et il faut un certain temps avant de les rentabiliser".
             

Une seule classe de 189 sièges


 Il relève toutefois les atouts de la compagnie, "une low cost hybride". La compagnie exploite une seule flotte de Boeing 737 tous configurés en une seule
classe de 189 sièges pour réduire au maximum les coûts.
               
Pour assurer le remplissage de ses appareils, elle travaille avec des tours opérateurs: 20% de son activité sont ainsi des vols charters, 30% des quotas de billets vendus aux tours opérateurs sur des lignes régulières, les 50% restants provenant de la clientèle individuelle.
               
Antoine Pussiau, 56 ans, pourra en outre compter sur son expérience après avoir exercé nombre de métiers chez Air France: de la maintenance aux opérations au sol et aériennes en passant par le commercial.
               
"Je connais assez bien les rouages d'Air France et de KLM, la stratégie ou les aspects techniques d'une compagnie", fait-il valoir. "Après avoir exercé toutes ces activités, c'est plutôt satisfaisant de prendre la direction d'une compagnie aérienne. C'est un peu la synthèse de tout cela".
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