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Etienne-Louis Micheli, combattant de l'ombre

Etienne-Louis Micheli, combattant de l'ombre / © DR
Etienne-Louis Micheli, combattant de l'ombre / © DR

A l'occasion des commémorations de la libération de la Corse, France 3 Corse ViaStella vous propose de découvrir les conditions dans lesquelles la Résistance insulaire a décidé de se soulever contre les occupants en 1943, à travers le témoignage de l'un de ces résistants, Leo Micheli.

Par Grégoire Bézie

Né à Bastia le 11 novembre 1923, Etienne Micheli est, dès son enfance, plongé dans une famille fortement marquée par l'engagement communiste. Il commence sa carrière de militant très jeune, rejoignant d'abord les pionniers, puis, à 15 ans, il entre aux Jeunesses communistes (JC) de Bastia.

L'alliance entre Staline et Hitler porte un rude coup au jeune PC corse et de nombreux cadres insulaires se retirent de la lutte politique. Etienne Micheli est nullement décontenancé par cette alliance qui provoque l'interdiction du PC et pousse cadres et militants à l'action clandestine.

Trop jeune pour être mobilisé, il n'en prend pas moins en mains les JC de Bastia, dont l'activité supplante jusqu'en 1941 la défaillance de la région corse du PCF. En 1942, il n'a pas encore 20 ans, qu'en il est promu au poste de responsable aux cadres du parti pour la Haute-Corse.
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Etienne-Louis Micheli, combattant de l'ombre
En mars 1943, Etienne Micheli prend la tête des émeutes de Bastia et, exclu du lycée et surveillé par la police qui l'a fiché comme meneur communiste depuis plusieurs années, il est rapidement contraint à la clandestinité totale.

Durant l'été 1943, il participe à toutes les réunions de la direction de la région corse du PC à Bastia avec Raoul Benigni, puis à celle du parti et du FN à Porri où est définitivement arrêtée, dans le courant du mois d'août 1943, la décision d'insurrection en cas de capitulation italienne.

Le 8 septembre 1943, Etienne Micheli se trouve à Bastia où, dès le lendemain, après les combats ayant opposé Italiens, patriotes et Allemands, il organise avec Raoul Benigni la prise du pouvoir par le PC appuyé par le FN.

Il participe ainsi à la prise de la sous-préfecture, de la Banque de France et des locaux des organisations pétainistes. Etienne Micheli installe le siège de la région corse du PCF dans l'ancien siège de la milice bastiaise.
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Libération de la Corse : entretien avec Etienne-Louis Micheli

Mais la libération de la ville tourne court. Le 13 septembre, après avoir franchi le verrou de Casamozza défendu par les Italiens, les Allemands reprennent Bastia. Etienne Micheli parvient à fuir vers le Nebbiu, puis à Ajaccio.

Après la libération de la Corse, il est mobilisé, envoyé à Alger et affecté dans un régiment de tirailleurs nord-africains qui prend part à la libération de la France.

(Extraits de Sylvain Grégori, CD-ROM La Résistance en Corse, 2e édition, AERI, 2007)

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