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SNCM-CMN : une réunion pour débloquer la situation ce mercredi à 18 heures au ministère des Transports

Port de Marseille, le 6 janvier 2014 / © BORIS HORVAT / AFP
Port de Marseille, le 6 janvier 2014 / © BORIS HORVAT / AFP

A Marseille, ce 8 janvier, les personnels de la SNCM et de la CMN ont reconduit la grève. Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier a annoncé  ce mercredi la tenue d’une table ronde dans l’après-midi sur la grève en cours à la SNCM et à la Méridionale.

Par Jean Crozier avec AFP

Le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a annoncé ce mercredi 8 janvier  la tenue d’une table ronde dans l’après-midi sur la grève en cours à la SNCM , ajoutant qu’il souhaitait que celle-ci soit « conclusive ».


Reprise du dialogue

« Le moment est venu que chacun prenne ses responsabilités », a ajouté Frédéric Cuvillier, qui s’exprimait devant les médias à la sortie du Conseil des ministres.

Selon un des représentants de l’intersyndicale, le délégué CFE-CGC Maurice Perrin, la réunion aura lieu à 18 heures au ministère des Transports.

« Il s’agit de la reprise du dialogue avec les salariés en mouvement et avec les représentants des actionnaires-salariés qui étaient exclus des discussions depuis la fin de l’année », a-t-il dit.
D’après lui, au menu de la réunion figurera la question du décret sur le pavillon français et l’ensemble du dossier SNCM (plan de sauvetage, financement des navires, calendrier...).

A Marseille, ce 8 janvier, les personnels de la SNCM et de la CMN ont reconduit la grève.

Le président (PS) de la région Paca, Michel Vauzelle, a écrit, mardi, au président de la République, demandant que le gouvernement clarifie sa position et réunisse rapidement tous les acteurs concernés. 
La détermination des personnels de la SNCM et de la Meridionale reste entière. Réunis en assemblée générale à Marseille, ce mercredi 8 janvier, ils ont reconduit la grève débutée il y a 8 jours pour réclamer l'application du pavillon français à toutes les compagnies maritimes assurant des liaisons en France.
La grève reconduite à la SCNM et à la CMN
Marseille - 8 janvier 2013 Reportage : Dominique Moret et Thierry Guespin
Reconduction de la grève à la CMN et à la SNCM
Récit: Dominique Moret


Le président socialiste de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur écrit au Président de la République

M. Vauzelle, inquiet du "climat délétère" qui s'installe, voire d'"une situation explosive", a indiqué à l'AFP avoir écrit à François Hollande, notamment pour que le gouvernement organise une réunion, "si possible à Marseille", "afin que tout le monde se parle et qu'on arrive à quelque chose de clair".

"L'Etat doit prendre ses responsabilités", a-t-il déclaré au 7e jour de la grève à la SNCM.


Transparence et clarté

Les salariés de la compagnie maritime en difficulté, en grève depuis le 1er janvier, "ne comprennent plus ce qui se passe", a regretté le président de la région, qui les a de nouveau reçus mardi.

"Il y avait eu une belle avancée" en 2013, avec l'obtention de la délégation de service public pour la desserte de la Corse et l'accord autour d'un plan de sauvetage prévoyant notamment 500 suppressions de postes et l'achat de quatre navires.

"Or ces assurances n'ont pas l'air d'être respectées", souligne M. Vauzelle, déplorant la "politique pas très claire du gouvernement" et évoquant un récent courrier du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, au candidat PS à la mairie de Marseille, PatrickMennucci, ne mentionnant plus qu'un seul navire à horizon 2016.

Pour l'élu, le dialogue doit reprendre, "dans la transparence et la clarté", avec tous, notamment l'Etat, l'actionnaire privé (Veolia Transdev) mais aussi les représentants du personnel.


Les syndicats responsables et déterminés

Un peu plus tôt mardi, Michel Vauzelle, lors de ses voeux à la presse, avait salué "le sens des responsabilités qui honore les syndicats", ajoutant que "ce dossier extrêmement douloureux prend une tournure gravissime", en premier lieu "pour ceux qui travaillent à la SNCM et qui sont très nombreux" (2.600
salariés, NDLR).

Les syndicats ont réaffiché mardi leur détermination lors d'une conférence de presse sur un des six navires immobilisés.

"La grève durera jusqu'à ce que le gouvernement apporte des réponses", a assuré le représentant de la CGT-Marins, Frédéric Alpozzo.

Parmi les motifs de la grève, les salariés demandent l'obligation pour toutes les compagnies ayant des activités en France d'être sous pavillon français "premier registre", ce qui n'est pas le cas du concurrent Corsica Ferries, sous pavillon italien, engendrant, selon eux, une distorsion de concurrence.

Le ministère des Transports travaille à un décret pour lutter contre le dumping social mais la CGT déplore des "divergences" de vues "sur la question du pavillon" au motif du droit européen.


La responsabilité de l'Etat face à Bruxelles​

"Bruxelles est un prétexte aujourd'hui. Est-ce que le gouvernement, qui se dit socialiste, est plus libéral que l'Europe?", a lancé M. Alpozzo. "Il nous semble
évident qu'une entreprise qui travaille en France doit respecter les mêmes règles, sans quoi on va fermer", a-t-il prévenu.

Selon Me Christine Bonnefoi, avocate de la CGT, "la réglementation européenne le permet, c'est de la responsabilité de l'Etat quand il s'agit du cabotage d'un continent vers une île".
La CGT demande un cabotage sous pavillon français
Me Christine Bonnefoi, avocate de la CGT Frédéric Alpozzo, CGT marins

Les syndicats s'alarment aussi de la situation économique et actionnariale de leur entreprise et réclament la mise en oeuvre du plan de sauvetage, que les actionnaires (Veolia Transdev à 66%, Etat à 25%, actionnaires salariés à 9%) avaient voté au printemps.

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