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Le conseil de surveillance valide la “lettre d'intention” pour 4 navires

Gérard Couturier, Président du Conseil de surveillance de la SNCM, à Paris le 7 mars 2014 / © FTViastella
Gérard Couturier, Président du Conseil de surveillance de la SNCM, à Paris le 7 mars 2014 / © FTViastella

Le conseil de surveillance de la compagnie maritime SNCM a validé le 7 mars "une lettre d'intention" pour la commande de quatre navires, confirmant ainsi un peu plus les engagements de l'Etat en faveur du plan de redressement. Le PDG de Veolia, lui, a voté contre et le réaffirme sur France Info.

Par Jean Crozier avec AFP

"Le conseil de surveillance de la SNCM a validé la commande de 4 nouveaux navires prévus au plan long terme de la compagnie", a indiqué un porte-parole de la SNCMaprès le conseil, qui se déroulait à Paris.





Le conseil "a donné mandat au président du directoire pour engager une nouvelle étape décisive des négociations pour l'achat de sa nouvelle flotte sur la base d'une lettre d'intention de commande validée en séance", a précisé ce porte-parole.

La validation de la lettre va dans le sens des engagements pris début janvier en faveur du plan de redressement de la compagnie maritime pour mettre fin à une grève de près de 10 jours.

Ce plan prévoit un renouvellement de la flotte, une augmentation du temps de travail et un plan de départ pour 500 postes (sur 2.600), le tout pour obtenir une meilleure productivité et remettre l'entreprise à flot.

Lors d'un précédent conseil, le 25 février, ce processus avait cependant connu un coup d'arrêt par l'abstention de l'État (25% du capital) et le non de l'actionnaire majoritaire de la SNCM, Transdev (66%), à une lettre d'intention, qui devait autoriser l'ouverture de négociations avec un chantier naval.
SNCM : de bonnes nouvelles
Frédéric Alpozzo C.G.T Marins Pierre Maupont de Vandeul C.F.E - C.G.C - S.N.C.M Gérard Couturier Président Conseil de surveillance S.N.C.M Reportage : Alain Verdi et Mustafa Tafnil


La lettre, validée, n'est toutefois pas encore définitivement signée.

"Le 18 mars prochain, un nouveau conseil de surveillance se réunira pour donner pouvoir au président du directoire pour signer cette lettre d'intention de commande qui portera alors la dernière offre ferme du chantier choisi", a expliqué le porte-parole.

Deux chantiers navals restent en concurrence à ce stade pour cette commande, STX et Fincantieri.


Les salariés actionnaires un peu rassurés

"C'est une décision positive", a réagi après le conseil l'un des représentants des actionnaires salariés, délégué CFE-CGC des officiers, Pierre Maupoint de Vandeul.

"On craignait que ce soit un report pour après les municipales, mais avec un nouveau conseil le 18 mars, nous sommes à peu près rassurés", a-t-il poursuivi.

"Nous avons également évoqué l'actionnariat, qui doit être clarifié avant les municipales. Il y a urgence à traiter cette question", a souligné l'élu des salariés, alors que l'actionnaire principal, Transdev souhaite se retirer du capital de la compagnie.

Il a réclamé également "une clarification de la position de la Caisse des dépôts et de son (directeur général) Jean-Pierre Jouyet, en premier lieu sur les déclarations d'Antoine Frérot et en deuxième lieu sur l'actionariat".


Le PDG de Veolia Environnement (coactionnaire de TRansdev avec la CDC), Antoine Frérot, avait défendu la semaine dernière et cette semaine le recours à "la protection du tribunal" de commerce de Marseille pour la compagnie, "pour la mettre à l'abri" du remboursement de 440 millions d'aides publiques jugées illicite par Bruxelles.

La simple évocation d'un recours au Tribunal de Commerce --une décision qui n'appartient pas à M. Frérot-- avait suscité la critique de l'état-major de la compagnie maritime Corse-Continent.

Le PDG de Veolia affirme sur France Info avoir voté contre l'achat de ces nouveaux bateaux


"Aucune raison économique, ni juridique" affirme la SNCM

L'Etat, pour sa part, malgré la pression de Bruxelles, "a  déclaré qu'il n'entendait pas notifier ces demandes de remboursement à la SNCM et qu'il recherchait d'autres solutions juridiques", avait fait valoir la direction.  Il n'existe donc selon la direction "aucune raison ni économique, ni juridique, qui pourrait contraindre la direction de l'entreprise --seule compétente-- à solliciter la protection du tribunal de commerce".

"Une étape importante pour la survie de la SNCM" estime la socialiste Emmanuelle de Gentili

"Je me félicite de la décision du Conseil de Surveillance de la SNCM qui donne mandat au directoire de la compagnie pour finaliser la lettre d’intention de commande de deux navires au gaz -déclare, dans un communiqué,  Emmanuelle de Gentili, conseillère éxécutive de Corse et membre du secrétariat national du Parti Socialiste.  .

"Cela va dans le sens du Plan de développement à long terme qui permettra à la SNCM de se doter d’une flotte moderne, rapide et écologique conformément aux nouvelles normes environnementales.
Cette étape importante pour la survie de la SNCM a été possible grace au vote favorable des actionnaires de l’Etat, conformément à l’engagement donné par le Président de la République. Je me réjouis du respect de celui-ci, je l’avais appelé de mes voeux dans un courrier que j’avais adressé le 28 février dernier au Premier Ministre.
Je demeure néanmoins vigilante pour l’avenir quant à la mise en oeuvre de ces décisions, car demeure en suspens la question du financement ainsi que de l’actionnariat, notamment lors du prochain Conseil de Surveillance du 18 mars prochain.
Je reste plus que jamais mobilisée -
conclut Emmanuelle de Gentili- pour préserver les intérets de la DSP maritime, des usagers , des socio-professionnels et des salariés de la SNCM".

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