Le préfet de Haute-Corse “déplore“ les ”incidents regrettables” qui se sont produits dans la préfecture de Bastia

Le préfet de Haute-Corse, Alain Rousseau, lors de sa prise de fonction en mai 2013.
Le préfet de Haute-Corse, Alain Rousseau, lors de sa prise de fonction en mai 2013.

Le préfet de Haute-Corse sort de son silence, deux jours après la violente évacuation des socioprofessionnels de la préfecture de Bastia. Alain Rousseau "déplore" des "incidents regrettables". Selon lui, l'intervention a été ordonnée après les refus répétés des manifestants de quitter les locaux.

Par Rémi Clément

Sa réaction est enfin arrivée.  Après une journée de silence, le préfet de Haute-Corse, Alain Rousseau est revenu sur l’évacuation violente, vendredi soir, d’une vingtaine de socioprofessionnels qui occupaient les locaux de la préfecture de Bastia.

"Cette opération a donné lieu à des incidents regrettables, que je déplore profondément", explique-t-il. Au cours de l’évacuation, quatre personnes avaient été blessées par les forces de l’ordre dans les rangs des socioprofessionnels.

Une d’entre-elles  "blessée au cuir chevelu, a déposé plainte", précise le communiqué du préfet, qui a demandé une enquête administrative pour établir les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’intervention, en plus de l’enquête judiciaire menée par le Procureur de la République.

"La préfecture est un lieu d'accueil où chacun doit pouvoir accéder"


Le préfet est revenu sur les conditions ayant entraîné l’intervention controversée. Ce dernier précise que malgré les injonctions « réitérées », les manifestants "ont refusé" de quitter les lieux, "prétendant qu’ils ne sortiraient que sous la contrainte". "C’est dans ces conditions qu’a été ordonnée l’intervention des forces de l’ordre", précise-t-il.

Autre justification avancée par le préfet: "la préfecture est un lieu d'accueil où chacun doit pouvoir accéder. Le bureau du préfet est ainsi toujours ouvert, en particulier pour les chefs d'entreprise et leurs représentants. Pour cette raison même, la préfecture ne saurait être occupée par un groupe particulier, quelle que soit la légitimité de ses revendications."

Trois gendarmes "légèrement blessés" auraient également déposé plainte, selon le préfet.

Voir le communiqué:

 

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